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Auteur
BIVOUAQUER
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Extrait de mon livre Camper (en quête d'éditeur).



BIVOUAQUER


DÉFINITION


Bivouac, de l’allemand Bewachen : attendre. Bivouaquer, c’est s’installer pour la nuit sans idée de camp ; il se réduit à dresser la tente ou à construire un abri et à faire du feu ; parfois, les événements obligent à se passer de ce dernier.

Son établissement dans de bonnes conditions de rapidité, de confort et d’efficacité demande trois qualités essentielles :



1. RUSTICITÉ : c’est la faculté d’utiliser peu de moyens matériels ; elle implique cependant des connaissances techniques certaines.



2. PLASTICITÉ : c’est la faculté de s’adapter immédiatement aux circonstances, aux terrains, aux saisons, aux matériaux et moyens disponibles, etc.



3. SOLIDARITÉ ou esprit d’équipe : ne vaut évidemment que pour un groupe. Chacun accomplit une ou plusieurs tâches pré-définies, dès la prise de possession du lieu de stationnement et sans qu’il soit besoin de le lui dire. Ses besognes effectuées, il aide ceux qui n’ont pas terminé les leurs.



L’établissement d’un bivouac est grandement facilité par les quatre accessoires suivants : couteau, briquet ou allumettes, bâche et pelle, utiles sinon indispensables. Souvenez-vous que plus les conditions atmosphériques sont pénibles (en particulier l’hiver), plus la construction de l’abri demande de soins et de rapidité.



LES ABRIS DE BIVOUAC


1. LA TENTE

La tente est un abri autant provisoire que semi-permanent.



2. LES AUTRES ABRIS DE BIVOUAC

Parfois, par commodité ou contrainte, vous n’aurez pas de tente ; nous vous présentons ci-après différents abris provisoires et semi-permanents, individuels et collectifs, construits avec des moyens simples selon l’équipement dont vous disposez et les possibilités naturelles saisonnières ou climatiques.

En toutes saisons, une simple pièce de toile - bâche, poncho, double toit - fera non seulement un toit convenable, mais aussi un écran contre le vent. Les illustrations vous montrent différentes manières de la disposer, d’autres sont possibles.




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On peut également coincer une perche dans un stère, en guise de faitière.







Sur le même principe, on peut être tenté de tirer un tronc d'un tas de grumes, mais attention ! il faut que le tas soit parfaitement stable, sinon les grumes peuvent rouler sur les dormeurs et les écraser. N'établir cet abri qu'avec certitude.








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1. Bâche ou poncho.

2. Buisson, haie, talus, tas de bois, muret de pierres sèches abritant du vent.

3. Sac de couchage.

4. Sac à dos servant d'oreiller. (On y range ses affaires avant la nuit noire et de se coucher ; ainsi au réveil, on est sûr de les retrouver.)

5. Au fond de l'abri, une perche tend la bâche.

6. Litières de fougères, de feuilles mortes, etc. (Les fougères éloignent les puces, mais pas les tiques).

7. Repli de la bâche faisant tapis de sol.

8. Matelas de bivouac, journaux (quotidiens pas de magazine en papier glacé) ou couverture pliée.

9. Tronc servant de pare-étincelle et de tablette de nuit.

10. Chaussures mises à sécher après les avoir bourrées de papier journal.

11. Eau réservée au chaud pour le petit-déjeuner du lendemain. Il est fortement conseillée d'avoir une quantité suffisante d'eau pour maîtriser un début d'incendie.

12. Réserve de bois (sous une bâche).

13. Feu. La construction d'un réflecteur renvoyant la chaleur vers le fond de l'abri et le dormeur est recommandée. Le feu et son réflecteur doivent se trouver à plus d'1,5 m de l'abri. Évitez les bois qui pétillent en brûlant : châtaignier, mélèze, pin et sapin pour évitez les retombées dangereuses sur vos pénates.




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1. Abri. Une bâche suffit.

2. Feu de cuisine.

3. Fougon ou caisson à feu (éventuellement selon la nature du sol).

4. Réserve de bois.

5. Réserve d'eau.

6. Billot.

7. Quelques sièges ajoutent un petit plus au confort du bivouac.

Particularités.

Le bivouac collectif, par son nombre de participants et les quelques aménagements qu'on y fait, prend aisément des allures de camp.



3. BIVOUAC D’ÉTÉ


Quand l’été n’est pas trop humide, bivouaquer est presque un plaisir, par la douceur des températures et les possibilités d’abris qu’offre la végétation alors pourvue de ses feuilles, qui constitueront peut être la couverture de votre refuge.



ABRIS PROVISOIRES


Par leur caractère éphémère, ces abris sont davantage individuels que collectifs : jamais établis pour durer plus de 24 heures, ils sont vite dressés et tout aussi rapidement démontés.

Quand le temps est particulièrement sec, abritez-vous du vent contre un gros tronc, une pile de bois, un muret de pierres sèches hâtivement dressé, un talus, une paroi rocheuse, un surplomb, ou coulez-vous dans un buisson épais.







Certains préconisent de s’installer dans un trou ou une dépression du sol ; c’est une erreur, bien qu’il abrite du vent, il y fait toujours plus froid et l’eau à l’état liquide s’y accumule : pluie, ruissellement.



ABRIS SEMI-PERMANENTS
(de quelques jours à plusieurs semaines.)

Ce sont avant tout des huttes de branchages. Plus long à construire que les précédents mais plus durables, ils servent plusieurs jours consécutifs, voire plusieurs semaines et sont fréquentés régulièrement quand ils ne sont pas détruits.



HUTTES

Leurs principaux défauts résident dans la quantité de bois nécessaire à leurs construction et la difficulté de donner à leur toiture une étanchéité efficace avec des matériaux de couverture naturels : végétaux pour la plupart.

Leurs formes varient à l’infini, les quelques exemples d’abris construits à l’aide d’une bâche en donnent les plus courantes (voir ci-dessus).



MATÉRIAUX DE COUVERTURE


Chaume

Surtout à base de bottes de roseaux, d’herbes longues, de genêts, etc. Vous disposerez rarement de paille, car les techniques agricoles modernes l’écrasent au cours du battage et la rendent impropre à cet usage.

Une épaisseur de 30 à 40 cm est nécessaire pour obtenir l’imperméabilité souhaitée ; en conséquence, le matériau doit être assez abondant pour ne pas saccager la végétation par votre récolte, sauf si c’est une plante envahissante qui se régénère à toute vitesse.



Le chaumage d’un toit demande du temps (récolte, fabrication des bottes, mise en place), du savoir-faire et du soin. Nous ne recommandons pas cette technique aux gens peu habiles de leurs mains ou pressés. Plus encore, si votre sécurité dépend de votre discrétion, sinon les prélèvements sur la végétation vous feront repérer.



Feuillages

Les zones tempérées sont en général pauvres en feuilles géantes ou suffisamment longues et larges. Même réflexion à propos du prélèvement ci-dessus.



Écorce

Les essences susceptibles de fournir de grandes plaques facilement détachables du tronc sont rares et les arbres périssent quand cette opération est mal exécutée. Il vaut mieux l’enlever sur des sujets morts, si elle n’est pas pourrie. Une fois en place, les morceaux sont maintenus déroulés en les lestant de pierres ou de lourdes pièces de bois.



Bambou

Des tronçons de bambou d’un diamètre suffisant, puis fendus sur leur longueur, s’utilisent comme des tuiles romaines.[/justifier]




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Mottes de terres

]Des mottes de terres encore pourvues de leur gazon sont utilisables comme matériau de couverture à l’instar des méthodes traditionnelles de certaines contrées du nord de l’Europe : Irlande - mottes de tourbe - et pays scandinaves - kota laponne.



Pierres plates

Bories du sud de la France.



Mottes de terres et pierres plates servent aussi à ériger les murs.



• En couverture, leur poids exige une solide charpente.



Outils : pelle, hachette ou sabre d’abattis, couteau, ficelle.



TECHNIQUE DE COUVERTURE


Toujours commencer par le bas, la couche suivante recouvre au moins au tiers celle qui la précède.

Préférez les toitures à une seule pente ou conique, car l’étanchéité faîtière à la jonction de deux pentes est toujours aléatoire. Toutefois, si l’une surplombe largement l’autre, le résultat donne satisfaction.



La bâche citée plus haut, quelle que soit la structure qu’elle recouvre, reste la solution la plus rationnelle pour établir un abri de fortune : encore faut-il l’avoir dans ses bagages.

Quand votre alimentation est complétée par la chasse ou en dépend, la peau des grands ongulés est un bon moyen de couverture. L’écorchage de ces animaux exige une expérience certaine : il est expliqué dans le fil La cuisine de plein air.



Dans les régions où d’importantes précipitations sont à craindre, les pentes du toit sont plus fortes afin de faciliter le ruissellement de l’eau de pluie ou le glissement des plaques de neige.


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Quelques procédés de maintien des matériaux de couvertures.


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AVEC UNE EMBARCATION


Si vous pratiquez une activité nautique avec une embarcation légère, tirez-la au sec puis retournez-la pour constituer la base d’un toit, à l’instar des caloges picardes.

Sur les berges d’un cours d’eau, pensez aux crues subites provoquées par les orages en amont de votre camp. Prudence : ils sont parfois trop lointains pour être vus ou entendus.

En bord de mer, installez-vous au delà des plus hautes eaux (marées), dans un endroit totalement abrité des coups de vent et des déferlantes qui viennent briser à la côte : une tempête peut toujours survenir dans la nuit.







LITIÈRE


Quand vous ne disposez pas de tapis de sol ou d’une bâche imperméable en faisant office, ni de matelas de bivouac, une litière végétale est aussi efficace.

Rejetez systématiquement les feuilles mortes, toujours humides et qui hébergent toutes sortes de bestioles indésirables. La paille et l’herbe ont les mêmes défauts.

En revanche, nous vous conseillons les fougères, car leur odeur repousse poux et puces.



Les peuplades vivant dans la taïga se font une couche de rameaux de conifères, longs d’une quarantaine de centimètres, plantés serrés et inclinés comme les poils d’une fourrure. Comme elle est très épaisse on y dort dedans plutôt que dessus.

Les résineux à aiguilles groupées en touffes - pins et mélèzes - sont impropres à cet usage : leur préférer sapins, épicéas et apparentés, dont les aiguilles sont disposées en brosse cylindrique ou en peigne.



Comme pour la couverture, cette technique est grande consommatrice de matériau : on ne l’utilise qu’en cas de réelle nécessité.



Si on à de grandes bâches, on peut construire un wigwam rond.




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BIVOUAC D’HIVER


L’hiver se caractérise par l’absence de feuillage : toute couverture végétale est impossible, sauf avec les conifères, mais la quantité de rameaux exigée saccagera les arbres alentour.

Là où elle tombe en abondance, la neige est un matériau de construction d’une grande souplesse d’emploi ; quand elle est épaisse, mieux vaut dormir dedans que dessus : l’air emprisonné entre ses cristaux est un excellent isolant. N’oubliez pas d’interposer une protection entre elle et votre corps lorsque vous vous y coucherez, afin de limiter, sinon empêcher, les échanges thermiques par conduction.



ABRIS PROVISOIRES


Outre les différents abris déjà décrits qui pourront être adaptés — après quelques aménagements — à ces conditions climatiques, les suivants sont dignes d’intérêt et peuvent sauver des vies.



LE TROU DE CHIEN DE TRAÎNEAU


À l’instar des loups et des coyotes, les chiens de traîneau dorment dehors et se laissent recouvrir par la neige, en conservant un orifice près du museau. Quand ils le peuvent, ils s’abritent du vent derrière une petite surélévation du terrain. L’homme peut ainsi, passer une ou plusieurs nuits, à condition qu’il soit bien couvert et isolé du sol.

Outils : pelle.




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LE COCON
(individuel)

Variante agrandie et aménagée du précédent, il se chauffe avec une simple bougie (gare aux intoxications par le CO2 ou avec votre souffle quand l’ouverture est fermée d’une bâche ; mais, il faut toujours pouvoir sortir la tête pour respirer de l’air sain.

Durant la bataille des Ardennes, en décembre 1944, des personnels non-combattants de l’armée américaine (cuisiniers, fourriers, etc) requis en renfort, ont tenu plusieurs semaines face aux Allemands, malgré leur sous-équipement et leur inexpérience, grâce à cette technique que beaucoup découvrirent fortuitement.



Si vous disposez d’un réchaud, non seulement vous vous chaufferez, mais vous préparerez aussi des boissons chaudes : il suffit de piocher dans les parois du cocon pour obtenir toute l’eau désirée.

Outils : pelle.




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LE TROU AU PIED D’UN ARBRE


La neige s’accumule moins autour du pied des arbres où elle forme un entonnoir, en particulier sous les sujets dont les basses branches sont près du sol. Ce trou agrandi, aménagé et couvert d’une toiture sommaire appuyée sur les premières branches, constitue un abri très convenable. N’oubliez pas d’étayer les parois du trou.

Outils : pelle.




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ABRIS SEMI-PERMANENTS


IGLOU
(individuel et/ou collectif)

Plus difficile qu’on le pense ordinairement, sa construction est aléatoire, effectuée par une personne seule. Ne l’entreprenez que si vous en avez vraiment l’expérience.

Outils : pelle, scie et couteau à neige.




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Préparation du terrain

Après avoir tracé le périmètre de l’iglou, préparez à proximité une carrière de neige tassée dans laquelle seront découpés des blocs.




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Extraction et pose des premiers blocs

À l’aide d’une scie ou d’un couteau à neige, les premiers blocs sont prélevés à l’intérieur du périmètre jusqu’à une profondeur d’environ 90 cm de la surface de la neige, tout en réservant une banquette destinée à installer le couchage. Ils sont encrés dans une tranchée de 30 cm de haut, aménagée sur le pourtour. Quand la quantité de neige devient insuffisante pour les tailler à l’intérieur du périmètre, ils sont extraits de la carrière. À un certain moment, il est nécessaire d’ouvrir une porte provisoire au ras du sol pour passer au bâtisseur les blocs venant de l’extérieur ; elle est rebouchée ultérieurement.




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Construction

La construction s’effectue en pas de vis ; on donne à la paroi l’inclinaison requise permettant de former une calotte, en taillant le bord supérieur de chaque rangée en chanfrein incliné vers l’intérieur. Le profane voudra réaliser une calotte sphérique parfaite, alors qu’il est plus facile de la faire légèrement ogivale et cette forme risque moins de s’écrouler par son propre poids. Les blocs sont ajustés entre eux grâce au couteau à neige.

Enfin, le dernier morceau est placé sur l’ouverture restant au sommet. Plus large que celle-ci, il est coupé en tronc de pyramide inversée par le dessous (toujours avec le couteau à neige), de telle façon qu’en prenant sa place définitive, il fasse clef de voûte.




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Le constructeur qui se trouve enfermé sort en découpant la porte dans la paroi ou emprunte le trou provisoire. Mais il est plus rationnel de creuser une tranchée passant sous le mur, l’air froid y stagnera et pénétrera moins dans l’iglou ; par la suite, elle est couverte pour former un tunnel. Au moment de son forage, on oriente son ouverture extérieure à l’opposé du vent, pour qu’il ne s’y engouffre pas.



Finition et aménagement intérieur

Les interstices entre les blocs sont bouchés avec de la neige et la paroi intérieure est parfaitement lissée pour que les gouttes de condensation glissent jusqu’au sol.

À l’intérieur, l’air froid reste dans la fosse qui débouche sur le tunnel de sortie ; celui-ci est muni d’une portière à chaque extrémité, de façon à former un sas : à l’intérieur, une bâche, une toile de tente ; à l’extérieur, un bloc de neige traversé d’un bâton de ski pour le tirer de l’intérieur : ce bloc glisse mieux posé sur des skis ou sur des rondins. Une rigole à froid peut être également creusée le long de la paroi, sur son pourtour ; comme l’air chaud monte toujours, il est recommandé de surélever le couchage, d’où l’intérêt de la banquette.




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Ventilation

D’un diamètre de 5 à 10 cm, les trous d’aération se trouvent près du sol, leur ouverture extérieure orientée vers le bas. Ne les percez pas dans le haut de la calotte, ils laisseraient échapper l’air chaud.



Dernière précaution

Après une tempête, une accumulation de neige peut obstruer l’entrée. Prévoyez toujours la « clef » pour sortir en gardant une pelle dans l’iglou.



Le lecteur aura compris que la construction d’un iglou n’est possible qu’à deux personnes au moins.



IGLOU À PLUSIEURS PIÈCES




[Lorsque vous êtes nombreux, il est intéressant de juxtaposer plusieurs petits iglous ou de les accoler autour d’un plus grand. Ainsi, vous pourrez spécialiser la fonction de chacun comme les différentes pièces d’un appartement : cuisine, entrepôt à matériel, latrines, logements individuels ou d’équipe et enfin, salle commune dans le plus grand.

Outils : pelle et couteau à neige.



• Les latrines sont utilisées uniquement lorsque le mauvais temps présente un danger réel à sortir.



IGLOU SIMPLIFIÉ
(hutte de neige)

Pour ceux que la construction d’un vrai iglou rebute ou quand le temps presse vraiment.

- Dressez une enceinte avec des blocs de neige ;

- au-dessus, établissez une charpente légère avec des perches ou avec des skis et leurs bâtons ;

- couvrez-la avec d’autres blocs de neige ; éventuellement, interposez une bâche (couverture de survie, poncho) entre elle et les blocs de couverture ;

- recouvrez le tout de neige tassée de façon à former un monticule ;

- enfin, aménagez l’intérieur comme celui de l’iglou : banquette, fosse à froid, issue, etc.

Outils : pelle et couteau à neige.




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LA CAVERNE CREUSÉE


Cet abri individuel et collectif est creusé horizontalement en « T » ou en « L » dans l’épaisseur d’une congère, en reprenant le principe du cocon ou du trou de chien. Elle peut être aussi vaste qu’un iglou. Plus simple à réaliser que ce dernier, sa disposition intérieure et ses aménagements sont similaires : fosse à froid, banquette de couchage, tunnel de sortie, etc. Une variante consiste à creuser un abri souterrain dans une couche épaisse de plusieurs mètres.

Outils : pelle et couteau à neige.



Dans la caverne ou le souterrain, l’aménagement de salles spécialisées est possible.



La masse de neige située au-dessus des dormeurs, affaiblie par le forage, ne doit présenter aucun danger d’ensevelissement.



En théorie, la perméabilité relative de la neige à l’air devrait permettre de se passer de bouches d’aération ; toutefois, si vous y logez nombreux ou si vous utilisez un moyen de chauffage (bougie, réchaud), il vaut mieux en aménager par sécurité : de plus, si le froid devient plus vif, la neige molle gèlera et perdra sa perméabilité.




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LA TRANCHÉE COUVERTE


Intermédiaire entre le cocon et l’iglou simplifié, elle est creusée dans une épaisse couche de neige, là où les congères sont rares. La technique de couverture est la même : charpente légère, blocs de neige et/ou neige entassée.

Outils : pelle et couteau à neige.




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Les abris construits dans ou avec de la neige durent tant que la température reste stable, au moindre redoux : ils fondent. Quittez-les dès que l’eau commence à les envahir, à moins d’avoir la certitude d’une rechute durable du thermomètre.



CHAUFFAGE


Des petits feux sur plancher et à réflecteur sont plus efficaces que des grands, qui feraient fondre les parois de l’abri.



Pour un chauffage efficace d’abris fermés, le calorifère doit être placé sur la banquette ou légèrement au-dessus du dormeur.



Dans le cocon : près du fond.

• Attention ! Le CO2 est plus lourd que l’air et stagne dans les parties basses.



BIVOUAC FORCÉ


Dans certaines régions, le temps change très vite quelle que soit la saison : on passe de la canicule à la tempête de neige dans une seule journée ; des accidents de toute nature peuvent engendrer des blessures graves. Ces événements vous obligeront alors d’improviser un bivouac léger pour attendre une accalmie ou l’arrivée des secours.



Faites

1. L’inventaire de votre logistique ou de celle du groupe :

— vivres ;

— matériels et outils susceptibles d’aider à la construction d’un abri de fortune : double toit, poncho, bâche, couverture de survie, pelle, etc. ;

— trousse de premiers soins ;

— moyens de communication et de signalisation : téléphone portable, radio, fumigène, lampe, feu, objet d’une taille suffisante dont la couleur contraste avec celle de l’environnement.



2. Votre abri, dans un endroit protégé des rafales de vent ; isolez-vous du contact du sol surtout en cas d’orage ou de températures très basses.



BIVOUAC EN FORÊT TROPICALE




HAMAC

En forêt primaire dense, il est peu recommandé de dormir à même le sol à cause de son humidité et de la faune qu’il héberge. Dans ces régions, le hamac est le mode de couchage le mieux adapté. Les modèles les plus efficaces sont munis d’un toit et d’une moustiquaire, indispensables pour se protéger des pluies fréquentes sous ces latitudes, de toutes sortes de bestioles nocturnes tombant des arbres et contre les attaques et intrusions d’insectes divers. Les hamacs de plage et de jardin ne sont bien que ce pourquoi ils sont faits.







CARBET

Carbet désigne une case collective aux Antilles et en Guyane françaises. Par extension, c'est un abri rudimentaire rapidement construit et démonté. Il se constitue d'une plate-forme où est installé le couchage de chacun afin de l'éloigner du sol. Il est recouvert d'un toit végétal ou d'une bâche pour s'abriter des pluies.

[ Ce message a été modifié par Webmestre le 31-07-2011 à 19:14 ]
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Très intéressant, merci beaucoup! Ça manque peut-être d'illustration et d'explications plus précises pour la partie à propos des toitures.

-.-.
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Chevreuil, je laisse à ton imagination le soin de découvrir le reste.
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ouaou!!!!!!!!!!!!! le plus difficile c'est de tout lire!!:hehe:
mais au moins c'est complet!!!!! merci Blizzard
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Le " bivouac" est un incontournable du scoutisme , wouaih !

le bivouac peut être un grand plaisir, il y a beaucoup d'endroits possibles, mais la condition me semble , être, une occupation éphémère .

Même si vous ne faites aucun mal, vous trouverez toujours des fâcheux à qui ça ne va pas plaire .

Bivouaquer = c'est camper et décamper, dans le cadre du week-end, ça me parait possible !

On connaissait " Etapes", mais ce document est plus complet .

De nos jours, il existe les sursacs, et les tentes- tunnel ! Mais il faut casser sa tire-lire .

Sauf que vous pouvez être contraint de bivouaquer, sans l'avoir prévu, comme ça m'est arrivé sur le plateau du Vercors !

D'accord, j'étais parti avec ma femme un peu tard ( vers 16 h) et pour faire une virée qui me semblait facile et courte !

J'ai loupé la cabane de (Prepeyret) , il faisait nuit et j'ai commencé à lorgner la base des sapins pour m'y installer pour la nuit !

c'est déjà mieux , si on s'y est entrainé avant .

maintenant pour le bivouac, je ne sais pas quel formulaire J& S il faut remplir.

L'été au près d'une rivière, ça peut être sympa, par exemple quand vous descendez la rivière en canoë !

Vous verrez qu'il y a plein de coins " super " que vous n'aviez jamais soupçonnés parce que non déservis par une route goudronnée !

Dans le passé, les p'tits scouts avaient souvent des carrés de l'armée, en plus camouflés, mais pas très étanches . (encore des gros fachos !)

Comme c'est curieux , quand vous allez bivouaquer avec une nuit qui s'annonce douce, il se met très souvent à pleuvoir, je n'ai jamais pu résoudre cette énigme ?

si vous avez fait votre raid de 1° classe, vous avez déjà un petit aperçu .

Voir en patrouille, loin des chefs et des parents, le paradis !
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Une autre astuce fort sympathique pour bien s'isoler du froid de la nuit : dormir sur un matelas de feuilles... en plus, c'est confortable!


Comme ici :



Sortie route d'été. Clan Saint Benoît - GHR
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Waouh merci c'est super géniale comme topic bravo !
J'avais jamais ce genre de chose en camp =)
Faudra que dans mon prochaine groupe j'essaye tout sa =D
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Petit supplément.



En bas, le dessin de gauche indique la meilleure façon d'installer son couchage : on ne passe pas la tête à travers le toit quand on s'assoie.
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comme à l'époque où j'étais p'tit scout, nous aimions notre confort, nous mettions des fougères sous le tapis de sol .

Mais à une époque plus lointaine, je sais que les GDF, avaient des paillasses: un grand sac, qu'on remplit de paille ou de foin .

Comme pour mettre dans les sabots, je crois qu'avec la paille d'avoine c'est mieux !
à négocier avec l'agriculteur du coin, pour des nuits douces et profondes !

Ah! la dure vie des camps !

Nous sommes bien d'accord, tout ça en dehors de la société de consommation !

je reste persuadé, que les meilleurs lieux de bivouac sont sur les rivières ( en été), parce que vous accédez à des coins ( iles) où personne ne viendra vous déranger .

ce n'est pas la peine non plus de le répéter !
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Ai utilisé le sac à paille jusque 1966 ; cette année là, les cheftaines qui avaient eu un mal fou à trouver de la paille (on logeait au premier étage d'un château) ont demandé aux derniers irréductibles de passer au matelas pneumatique.
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