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Le combustible « bois »
Blizzard
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Extrait de mon livre Feux et cuisines de camp. (Épuisé).

LE COMBUSTIBLE « BOIS »

Si l’homme utilise le bois comme combustible depuis qu’il connaît et maîtrise le feu ; de nos jours, sont emploi pour la cuisine et le chauffage est en constante régression dans les sociétés de type occidental. Il est remplacé graduellement par les hydrocarbures (dérivés du pétrole), qui à volume égal sont plus performants, moins encombrants et plus faciles à transporter (gaz en bouteille par exemple). Malgré leurs qualités, ces combustibles imposent des précautions d’emploi et de manipulation, car étant très volatils, ils s’enflamment aisément et présentent des risques d’explosions ; de plus leurs émanations sont malodorantes, toxiques et polluantes, davantage encore quand ils brûlent.
L’électricité n’a pas ces inconvénients en tant que source de chaleur, mais sa production fait appel à des énergies également polluantes (hormis l’hydrolique) et reste chère.

Dans les régions rurales et forestières où le bois est abondant, où son entreposage et son transport ne posent pas de difficultés particulières, il demeure un combustible intéressant pour le chauffage des intérieurs, car le prix de revient de la calorie reste compétitif.

De même et à condition qu’il y en ait à profusion, il est encore possible d’utiliser le combustible bois pour des feux de plein air.

La progressive raréfaction des énergies fossiles comme le pétrole et le charbon, fait qu’aujourd’hui, il y a un regain d’intérêt pour le bois.

Grâce aux tableaux suivants qui résument les qualités et défauts respectifs des quinze essences les plus répandues en forêts de type européen, vous verrez comment les utiliser au mieux de leurs performances.
Sur ces tableaux, nous avons indiqué le Pouvoir Calorifique Inférieur (ou P. C. I.) pour chaque essence. Il est donné en valeur moyenne pour des bois anhydres : à 0 % d’humidité. Vous n’en rencontrerez qu’exceptionnellement remplissant cette condition. Même après séchage, le bois entreposé à l’intérieur conserve une humidité moyenne de 15 % variant plus ou moins avec l’atmosphère ambiante.
L’humidité moyenne du bois en sève se situe entre 50 et 80 %, allant jusqu’à 100 % et plus avec des essences tendres et selon la nature du sol.
• Ces chiffres varient de 15 à 20 % selon les tables et les sols.
Essences PCI en kcal/kg de bois anhydre (Humidité ou H = 0 %).
Aulne 4 100 à 4 300
Bouleau 4 200 à 4 500
Charme 4 000 à 4 200
Châtaignier env. 4 000
Chêne 4 200 à 4 400
Épicéa 4 300 à 4 900
Érable 3 800 à 4 400
Frêne 4 250 à 4 400
Hêtre 4 200 à 4 800
Mélèze 4 400 à 4 800
Orme 4 000 à 4 400
Peuplier 4 000
Pin 4 400 à 5 000
Robinier* 4 200 à 4 400
Sapin 4 500 à 4 650

* Ou faux acacia.

N. B.ß L’humidité du bois diminue considérablement son P. C. I.

Exemple : si un bois anhydre a un P. C. I. de 4 000 Kcal/kg, à l’état vert (H* = 80 %), son P. C. I. ne sera plus que de 2 000 Kcal/kg, donc la moitié.
*H = hygrométrie.

TEMPÉRATURE DE COMBUSTION
La température de combustion du bois, toujours à l’état anhydre, se situe aux environs de 1 800 °C. Avec du bois à seulement 20 % d’humidité, elle descend entre 1 000 et 1 200 °C.

TEMPÉRATURE D’INFLAMMATION
Sa température d’inflammation est de plus ou moins 300 °C. Mais, avec des bois humides, elle augmentera sensiblement en fonction de leur teneur en eau. En fait, elle varie fort peu, ce qui change le plus, c’est le temps que met le bois pour atteindre cette température et se débarrasser de cette eau.
On constate, qu’il est important de brûler du bois le plus sec possible. Toutefois, il faut rester conscient que récolté en plein air et brûlé immédiatement, il n’a pas séché dans des conditions idéales. Qui peut dire depuis combien de temps il est mort ou abattu, ou s’il contient tant ou tant pour cent d’humidité ? Les intempéries précédant le ramassage et la nature du sol sur lequel il est récolté, faussent encore ces estimations et favorisent la plus ou moins lente dégradation de sa structure jusqu’au pourrissement, ce qui diminue encore ses performances.
Le bois entreposé sous abri, met deux ans et demi pour sécher complètement (H = 15 %).

On peut dire que les bois durs et lourds sèchent plus lentement et sont moins absorbants que les bois tendres et légers. Par conséquent, il est possible de schématiser leur emploi de la manière suivante : en période sèche, on utilise des bois tendres ; en période humide, des bois durs. Mais, si en raison de leur structure plus serrée, les bois durs sont plus lents à sécher et plus longs à s’enflammer que les bois tendres, ils brûlent plus lentement et donnent, en général, des braises de meilleure qualité.

Les espèces arbustives (noisetiers, ifs, houx, etc.) sont parfaitement utilisables comme combustible. Malheureusement, elles fournissent peu de bois en volume. Par contre, elles sont grosses productrices de brindilles et branchettes, dont le faible diamètre autorise une inflammation quasi instantanée bien utile pour l’allumage des feux.

Le bois des arbres fruitiers est excellent, il donne beaucoup de chaleur. Si un cultivateur vous en donne, ne le rejetez pas ; de même, s’il vous cède des sarments de vigne, considérez qu’il vous fait un beau cadeau, car malgré leurs dimensions réduites les braises qu’ils produisent tiennent 24 heures et dégagent une chaleur énorme.

Les branches et les écorces ont, à masse et à humidité égales, le même pouvoir calorifique que le bois de tronc.

La réalité impose de préciser qu’au cours des activités habituelles de plein air, il est brûlé du tout-venant sans sélection particulière des essences. Pourtant, dans certains cas, il est préférable d’utiliser des variétés de bois dont les performances sont plus appropriées aux buts recherchés, tels que : cuisson rapide ou lente, cuisson sous les braises, feux éclairants pour les veillées, chauffage autre que la cuisine, etc.

La densité des essences n’est pas uniformément répartie sur le territoire. Certaines régions seront plus peuplées par une espèce que par une autre, en raison du climat, du sol, de la vivacité de l’espèce ou de l’intervention humaine, exemple : les landes de Gascogne. Pourtant, il n’est pas rare de les rencontrer presque toutes dans une même forêt, mais dans des proportions très inégales.

Avec quelques précautions, l’utilisation du bois comme combustible est beaucoup moins dangereuse que les hydrocarbures. Il ne fuit pas, ne s’évapore pas, ne dégage pas de vapeurs toxiques ni d’odeurs désagréables en brûlant, n’explose pas et il lui faut être exposé à une chaleur importante pour s’enflammer ; alors que, pour les autres une étincelle suffit.

• N’oubliez pas que toute combustion consomme de l’oxygène et produit de l’oxyde de carbone.

Les tableaux mettent en évidence, que le pouvoir calorifique des essences est quasiment le même à plus ou moins 10 %. La différence de qualité et des performances est principalement due à la structure interne du bois. Celle à structure serrée brûle plus lentement, elle contient aussi davantage de matières minérales qui ralentissent encore la combustion.
Plus un bois est riche en minéraux, plus il produit des braises de qualité.
Avec les résineux, c’est justement la résine qui facilite la combustion et augmente le pouvoir calorifique. La distillation de trois kilos de résine donne : deux kilos de colophane et un kilo d’essence de térébenthine. Celle-ci, est comme toutes les essence très inflammable, ce qui explique, en partie, la facilité avec laquelle les résineux prennent feu, même verts. Les essences ont aussi la particularité de brûler en dégageant une chaleur énorme. Ainsi, personne ne s’étonnera du pouvoir calorifique des résineux, toujours supérieur à celui des feuillus ; hélas, le rendement est faible, car aidés par la térébenthine, ils se consument très vite. Leur utilisation comme bois de chauffage dans une cheminée est dangereuse : les fumées déposent des goudrons inflammables dans son conduit. Presque aussi facilement mis à feu que la térébenthine, ils sont les facteurs de la plupart des incendies de cheminées, surtout quand elles sont insuffisamment et irrégulièrement ramonées.
Les branches des résineux ont un P. C. I. supérieur à celui du tronc, leur bois est plus dur et dense.

RÉSIDUS DE COMBUSTION
En se consumant, tous les combustibles font des résidus. C’est le bois qui en produit le plus, ce sont : la fumée, les cendres, les goudrons qui noircissent tant le fond des marmites et des gaz inoffensifs ou toxiques comme l’oxyde de carbone. La quantité de ces résidus va croissante en fonction de l’humidité contenue dans le bois.

PRINCIPE D’INFLAMMATION
Nous avons vu que la température à laquelle s’enflamme le bois est d’environ 300 °C. Chacun comprend, que pour qu’il atteigne rapidement cette température, il faut que le volume de matière directement en contact avec la source de chaleur destinée à la mise à feu, soit le plus réduit possible. Tout le monde a remarqué qu’une brindille de la taille d’une allumette prend feu quasiment tout de suite, donc il vaut mieux tenter d’allumer une bûche à une extrémité, surtout si elle présente une arête vive provenant d’une coupe à la scie, plutôt qu’en son milieu. Les bois présentant ces arêtes (bois équarris) s’enflamment plus facilement que les bois de section circulaire : branches ou troncs.
N’oubliez pas que ce sont les braises qui fournissent le plus de chaleur.

EN CONCLUSION
Faire du feu est simple, mais afin de l’utiliser efficacement en obtenant l’effet recherché, un minimum de connaissances sont nécessaires.
Depuis que l’homme sait domestiquer le feu, il en tira profit d’une manière plus ou moins empirique et instinctive. Avant la découverte de la fabrication du charbon de bois et plus tard de l’intérêt de la houille, les professionnels du feu comme les métallurgistes, les forgerons ou les fondeurs ont utilisé le bois comme source de chaleur dans l’accomplissement de leur métier. Aujourd’hui encore, partout où les civilisations de type occidental n’exercent pas leur pression industrielle et là où il n’y a ni houille ni pétrole, c’est au bois que l’homme demande de l’énergie.
Nous ne saurons trop recommander d’éviter de le gaspiller pour l’entretien des feux (les débutants en brûlent toujours plus que nécessaire), car partout, à cause d’une urbanisation galopante et acharnée, la forêt source unique de bois se réduit comme peau de chagrin. Certains demanderont : mais, s’il n’est pas exploité, à quoi sert-il ? Sa décomposition contribue à régénérer l’humus qui est la partie la plus fertile de la terre arable. C’est aussi la plus mince.

Le bois, matériau noble et vivant qui voyait il n’y a pas si longtemps encore, naître et mourir l’homme en l’accompagnant tout au long de sa vie par des objets des plus humbles aux plus complexes, mérite notre respect.

À titre indicatif, tableau comparatif avec d'autres combustibles.


image redimensionnée


(Désolé pour ceux qui n'aiment que les images, là je n'ai pas d'illustrations). Mort de Rire

[ Ce message a été modifié par Blizzard le 03-08-2011 à 12:02 ]
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