Babior E.
Grand membre
Montagne : Alpiniste Nous a rejoints le : 23 Mai 2007 Messages : 660 Réside à : Lyon, Clermont-Ferrand
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Patientez... |
Citation: « on a pas forcément envie de tout dire à la même personne »
Ah bon ? Il serait plus facile de dire deux fois ses péchés à deux personnes différentes ?
Si c'est pour se forger un personnage face à son père spi, à qui on ne dirait donc qu'une partie de ce que l'on est vraiment, pour pouvoir dire l'autre partie à un confesseur (et avoir ainsi le sentiment de segmenter celui que nous sommes), alors autant ne pas avoit de père spi (ni se confesser, une confession qui ne dit pas tout n'est pas valide, il me semble).
Un père spi, c'est justement le prêtre, qui parce qu'il en entend d'autres tous les jours, et parce que c'est son ministère sacramentel, peut écouter et regarder le misérable que je suis tout en y voyant aussi le lumineux enfant de Dieu.
Commencer à vouloir lui cacher certaines choses, c'est déjà tromper la relation, et ça ne mènera pas aux fruits attendus.
Oui, dans l'idéal, on se confesse à son père spi sans problème. Mais ne pas le faire ne signifie pas mentir à son père spi, ni répéter ses péchés à deux personnes différentes. En confession, on ne dit que ses péchés et tous ses péchés. Au père spi, on peut demander conseil sur certains péchés en particulier (et sur d'autres questions), et en laisser d'autres de côté tout simplement parce que ce n'est pas le sujet ! C'est très différent de les cacher, mais j'admets que le père spi sera plus à même de guider le fidèle s'il a une vision complète de ses péchés.
Pour dire les choses autrement, je trouve que se confesser à un prêtre qu'on connaît, c'est comme se déshabiller devant un médecin qui serait aussi un ami. On est moins pudique dans l'anonymat.
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