Ayant été gravement accidenté à l'age de 23a et ayant eu l'expèrience de l'hopital de Garches (spécialisé aux Gd blessés) pendant 1 an, j'ai vu de nombreux cas désespérés, par moments il m'est arrivé de regretté de ne pas avoir été tué lors de mon accident, mais j'ai eu de la chance dans mon malheur d'avoir été bien soigné, mais si j'avais été tel un "légume" moi qui était tout feu tout flamme, je suis certain que j'aurai aimé que l'on me débranche, et aujourd'hui encore c'est ce que je souhaiterai, c'est peut être pas très Chretien, mais la souffrance est insuportable, non pas seulement pour sois, mais pour les proches, je me vois mal me faire torcher par des proches. ayant vécu cela à l'hopital par des gens de métier c'est déjà très difficile, alors par des proches ensuite, si c'est jusqu'à la fin de la vie, non merci. en écrivant ces lignes je repense à Ste Thérèse de Lisieux qui a tant souffert et qui souhaitait souffrir pour le Christ! oui c'est une question difficile, et il est probablelment vrai que j'ai encore du chemin à faire! c'est un cas de conscience perso.
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Mr Isatis
renard polaire
Montagne : Randonneur Nous a rejoints le : 10 Mai 2004 Messages : 5 554 Réside à : Paris - Menilmontant
Je ne veux pas prendre parti, juste vous conseiller cet excellent film:
Citation:Joe, a young American soldier, is hit by a mortar shell on the last day of World War I. He lies in a hospital bed in a fate worse than death --- a quadruple amputee who has lost his arms, legs, eyes, ears, mouth and nose. He remains conscious and able to think, thereby reliving his life through strange dreams and memories, unable to distinguish whether he is awake or dreaming. He remains frustrated by his situation, until one day when Joe discovers a unique way to communicate with his caregivers.
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Johnny awakes in a hospital to gradually find that he has lost his limbs and most of his sensory organs. He is being kept alive in a bizarre experiment to see just how long a torso can live in sensory deprivation. The doctors are convinced he has no real feeling, but he has dreams and memories and slowly pieces together what has happened to him. In his desperation he finds a way to communicate with a young nurse who cares for him and though she has been told he has no feeling; she finds otherwise, and tries to make the doctors aware. Johnny wants the world to know what has happened to him, what the war has done to him. Will they heed his plea or will they leave him in the living nightmare of isolation?
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Polydamas
Membre familier
Église : Lecteur Nous a rejoints le : 08 Août 2007 Messages : 461
Sur la loi de l'euthanasie, je trouve ces propos du kiné de Vincent Humbert très éclairants:
Citation: Après la mort de Vincent, beaucoup de familles dont le patient était dans un état aussi grave, voire pire que celui de Vincent, sont venues nous dire : « Mais le nôtre, il ne faut pas le tuer, hein ? Faut pas le tuer !». Ces familles pensaient que nous allions généraliser l’acte isolé et médiatisé d’une seule personne… Certes, nous savons que ces familles souffrent de voir leur proche dans cet état… Mais elles préfèrent le voir vivant. Il y a toujours un fond d’espoir. Ces familles sont donc venues nous voir en nous disant : « Il faut le laisser vivre ».
J'ai croisé une infirmière en soins palliatifs qui m'a d'ailleurs confirmé le soupçon que j'avais. A savoir qu'on oublie généralement l'impact catastrophique des euthanasies sur les autres malades, qui voient que certains, dans la hiérarchie médicale, estiment qu'ils ne sont plus bons à rien.
Je rappelle également le témoignage de Sylvie Ménard, cancérologue pro-euthanasie, qui a changé d'avis lorsqu'elle s'est vue atteinte d'un cancer. Je la cite :
Citation: " Si une personne souffre et se sent inutile, il faut avant tout soigner la dépression. Aide-t-on un dépressif sain à se donner la mort ? Tellement de gens luttent chaque jour pour vivre dignement en fauteuil ou avec des maladies en phase terminale ! Autoriser l'euthanasie, cela équivaudrait à leur infliger une gifle. Ce serait concéder qu'une vie comme la leur, ce n'est pas une vie. Or toutes les vies valent la peine d'être vécues. Je préfère courir le risque d'un peu plus de souffrance que de dire "vous avez raison, votre vie n'est pas valable"."
" Je ne pense pas qu'il faille nécessairement être croyant pour voir que la légalisation de l'euthanasie serait la faillite de tout un système. Ma position touche tout le monde, et concerne uniquement la loi."
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Zebre
Zebra One
Nous a rejoints le : 19 Oct 2001 Messages : 13 984 Réside à : Lyon
Citation:je me vois mal me faire torcher par des proches
Oui, pour un de mes amis, c'est manifestement le plus dur, se sentir aussi impuissant et devoir tout attendre des autres.
Mais finalement c'est de l'orgueil, et on ne se tue pas par orgueil !
Lui a fini par accepter. C'est dur. Mais il est sur le chemin de retrouver le bonheur. Être comme le petit Jésus, Dieu tout puissant créateur du ciel et de la Terre, et pourtant aussi fragile et dépendant qu'un nourrisson.
C'est une image que j'ai souvent eu envie de lui donner, sans trop oser (je ne sais comment il réagirait).
"J'ai demandé à Dieu d'être fort pour exécuter des projets grandioses ; Il m'a rendu faible pour me garder dans l'humilité.
J'ai demandé à Dieu la santé pour réaliser des entreprises toujours plus grandes ; Il m'a donné la douleur pour mieux l'apprécier.
J'ai demandé à Dieu la richesse pour tout posséder ; Il m'a fait pauvre pour ôter de moi l'égoïsme.
Je Lui ai demandé la puissance pour que les hommes aient besoin de moi ; Il m'a humilié pour que j'ai besoin d'eux.
J'ai demandé à Dieu tout ce qui est possible pour jouir de la vie ; Il m'a laissé la vie pour que je puisse la comprendre.
Seigneur, je n'ai rien reçu de ce que je Te demandais, mais Tu m'as donné tout ce dont j'avais besoin.
Les prières que je n'ai pas faites, Tu les as toutes exaucées.
Sois loué, ô mon Seigneur : personne, parmi les hommes, ne possède ce que j'ai."
Kirk Kilgour
Champion mondial de volley-ball, paralysé en fauteuil roulant suite à une mauvaise chute lors d'un entraînement.
Je ne vis pas le handicap dans ma chair, mais j'y suis confronté quotidiennement : j'exerce la profession d'infirmier.