sarigue
Didelphidé
Scène : Troubadour Nous a rejoints le : 04 Janv 2004 Messages : 5 895 Réside à : Vie à Rueil-Malmaison, Scout ailleurs
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Patientez... |
>>"Quelcun ou tous les monde...
En français, tu veux dire, "quelqu'un ou tout le monde"?
Oui ben c'est bien ça le problème: chez nous (SGdF), j'ai bien l'impression que tout le monde fait tout! On n'aime pas la hiérarchie et les rôles clairement définis alors, tout le monde fait tout. (d'ailleurs, s'il y a un bien sur le papier un "chef d'unité" et des "assistants", en pratique... Et d'ailleurs la place du chef d'unité et de l'assistant n'est pas vraiment abordé)
>>"moyenne d'age des AP de mon territoire : 28 ans... et donc surement plus d'expérience, plus de prise de recul, plus de capacité à analyser et à comprendre les enjeux de chaque pédagogie...qu'un AP de 22 ans"
Oui et non... L'âge est important mais l'expérience l'est tout autant sinon plus.
Entre quelqu'un de 28 ans qui débarque et quelqu'un de 22 ans qui à 3 ou 4 ans d'expérience de chef, ben y'a pas photo. Je crois surtout qu'il faut des AP qui aient l'expérience du terrrain.
>>"A l'AP qui t'accompagne... si le RPP lui a donné la responsabilité de t'accompagner, c'est qu'il doit pouvoir répondre à tes questions... il connait les tenant et les aboutissant des pédagogies, il a lu les publications, y a réfléchit en réunion de pôle pédagogique... et s'il a un doute, ben il se renseigne et te rappelle..."
l'AP est donc bien celui/celle à qui on se REFERE. C'est donc bien un "référent". et donc, il faut que ce "référent" connaisse bien "sa" branche. D'où l'intérêt d'un AP monobranche, qui utilise son temps à connaitre à fond un domaine plutôt que de connaitre moyennement tout.
Ah oui aussi: quant à connaitre les publications, c'est bien, mais il a intérêt à en savoir plus que ça. Parce que les publications, moi, je les trouve sur l'extranet. pas besoin des AP pour ça. (d'ailleurs, ayant imprimé, surligné, étudié à peu près tout ce qui est disponible sur l'extranet, j'en connaitrais même presque plus que certains...)
Après, qu'on l'appelle "référent" ou "accompagnateur" ou "expert" ou... ben ça change pas grand-chose à sa mission.
Alors fondamentalement l'appellation qu'on lui donne, je m'en fiche un peu. Mais le côté chialeur "naaaann! c'est pas un référent c'est un a-com-pa-gna-teur!", franchement, c'est stupide (autant que de dire "naaaan! c'est pas un uniforme, c'est une "tenue"" ou autre...!)
En ce qui concerne cette fonction précise, comme sa dénomination elle change je crois bien un peu pour tout les mouvements, j'ai donc utilisé le terme générique de "référent" ce qui permet de bien visualiser de qui on parle et simplifie l'explication (sinon on peut dire comme je l'ai d'ailleurs fait aussi que "c'est l'équivalent de l'ACDL aux GSE"... Oui mais qui nous dis que les SUF, les ENF, les EEUdF, les EEIF savent ce qu'est un ACDL?)
>>"D'ailleurs, comme tu le dis toi-même, si on a qualifié un chef, c'est qu'on lui fait confiance... A partir de là, à quoi cela sert-il de "faire un bout de chemin" avec lui?"
>>"Tout simplement à enrichir ses pratiques... un chef aime beaucoup progresser aussi... ca me parait évident..."
Ben ça l'est pas. Oui, quand on est "accompagné" (et surtout si l'accompagnant apporte véritablement quelque chose), ben on progresse.
Mais le fait que "un chef aime beaucoup progresser ainsi", ce n'est pas évident. Certains sont plus autonomes que d'autres. Il est certains qu'un chef débutant non formé sera rassuré d'avoir quelqu'un sur qui il peut compter (je suis passé par là!).
Mais un chef (et à plus forte raison, une maîtrise) qui connait un peu le truc, il a surtout envie qu'on lui foute la paix et qu'on vienne pas voir tout les 4 matins "comment ça se passe"... Ca prend déjà du temps de construire son programme et son activité, si en plus faut tout justifier auprès de quelqu'un qui n'en sait pas forcément plus que nous...
(après, c'est sûr que même s'il n'aime pas, il est parfois nécessaire d'être là... mais de là à dire que "un chef aime beaucoup"...)
Pour ce qui est du dossier de camp, je me doutais de ta réponse...
Donc en fait, tu as déjà vu le dossier de camp (largement) avant la veille du camp -surtout si tu as aidé à sa préparation-
Ben en fait, ceux qui donnent une "date butoir", il ne font pas autre chose. La "date butoir" n'étant en fait en général que la "première date" au plus tard à laquelle l'AP/l'ACDL/... veux avoir des nouvelles et mets les yeux dans le dossier de camp. Si le dossier devrait être relativement avancé à ce moment là (ça permet d'éviter de tout faire au dernier moment!), il n'est jamais demandé à ce qu'il soit parfais. J'ai été chef d'unité 2 ans. J'ai donc "rendu" 2 fois un dossier de camp. Et 2 fois, j'ai dû revoir ma copie. (on ne m'a pas dit "c'est pourri refait moi ça", hein! Le dossier est présenté, et une discussion s'entame avec l'ACDL, qui donne les explications nécessaires). Ce qui montre bien que la "date butoir" n'est pas la date à laquelle tout doit être prêt et parfais
Cela peut être aussi plus facile d'un point de vue de l'organisation: un (des) AP/ACDL peut se prendre toute une journée (ou après-midi) au cours de laquelle il(s) voi(en)t de suite plusieurs chefs avec leurs dossiers de camps. (une fois j'ai connu ça. Au même endroit, il y avait les deux "référents" du territoire qui s'était installés avec leur PC et une imprimante. Avantage: ils pouvaient communiquer facilement et instantanément en cas de nécessité, ils ne se prenaient qu'une journée et évitaient d'être occupés tous les soirs pendant une ou deux semaine, etc.)
Quant à la déclaration DDJS, les informations demandées se trouvent normalement dans tout bon dossier de camp "standard"... C'est un minimum.
En rendant un premier jet d'un dossier de camp au 15 avril, les responsables ont les informations nécessaires pour faire la déclaration au plus tard 15 jours après. (aux GSE par exemple, le dossier de camp passe AUSSI entre les mains du chef de groupe...)
Donc normalement, à cette date, tu sais combien tu vas avoir de jeunes en camp, tu as fixé lieu et dates, tu sais quelle formation ont tes chefs ou celles qu'ils vont suivre d'ici au camp... Autrement dit, tu as mine de rien de quoi commencer sérieusement ton dossier de camp (une fois que tu connait la durée du camp et son terrain, ça te permet d'établir déjà par exemple un programme-type et tu sais quels jeux et animations tu vas pouvoir faire (d'une part parce qu'on ne fait pas la même chose si une forêt est disponible ou si on est dans la prairie, si on a un point d'eau ou pas, etc. d'autre part parce que connaissant le lieu de camp, on peut par exemple savoir ce qu'il peut y avoir comme animations intéressantes "dans le coin"), et quelles formations tu pourrais éventuellement avoir besoin (par exemple, un surveillant de baignade si un point d'eau est dans le coin et que tu veux en profiter pour faire baigner tes jeunes)
Finalement, tu as déjà à cette date fait la moitié du boulot. Et c'est pas négligeable vu qu'en général, la suite de l'année signifie... examens! (ben ouais, en général, les chefs sont étudiants...)
D'où l'intérêt de la date-butoir.
Enfin, en ce qui concerne le lien formation/qualification, chaque mouvement ayant la liberté de la façon dont il qualifie ses chefs, les GSE pourraient très bien qualifier sans formation.
En pratique, je ne suis pas certains qu'ils le fasse pour quelqu'un n'ayant aucune formation "interne" (après par contre, il existe des équivalence. Par exemple, le CEP2 louvetisme peut donner un CEP1 éclaireur). Cela est logique car ils considèrent (à juste titre je pense) que la pédagogie scoute est particulière (ce qui est moins normal je pense, c'est cette obstination à refuser de reconnaitre les qualifications "des autres", et en particulier des autres mouvements "classique" comme les SUF)
Nous, on ne jure guère que par le BAFA (bon d'accord, c'est pas tout à fait vrai... mais presque). Or, ce n'est pas parce qu'on a le BAFA qu'on est capable de faire du scoutisme!
Alors non, je suis d'accord, formation ne signifie pas qualification (c'est vrai dans tout les mouvements. Et dans tout les mouvements il y a des "recalés"). Oui, on (tout mouvement) devrait pouvoir qualifier un chef qui a déjà une expérience et une formation scoute (mais celui qui n'a pas de formation scoute devrait aller systématiquement en formation. C'est pas normal de qualifier un "bafa" par exemple. C'est comme ça qu'on se retrouve avec des chefs qui n'ont comme vision du cadre symbolique qu'un imaginaire comme un autre et qui sont "animateurs" plus que "chef scout")
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