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| Auteur | Accompagnement pédagogique |
| Pollux Membre familier
Nous a rejoints le : 05 Nov 2008 Messages : 486 |
Ok Jack ! |
| sarigue Didelphidé
Nous a rejoints le : 04 Janv 2004 Messages : 5 895 Réside à : Vie à Rueil-Malmaison, Scout ailleurs |
>>"Quelcun ou tous les monde...
En français, tu veux dire, "quelqu'un ou tout le monde"? Oui ben c'est bien ça le problème: chez nous (SGdF), j'ai bien l'impression que tout le monde fait tout! On n'aime pas la hiérarchie et les rôles clairement définis alors, tout le monde fait tout. (d'ailleurs, s'il y a un bien sur le papier un "chef d'unité" et des "assistants", en pratique... Et d'ailleurs la place du chef d'unité et de l'assistant n'est pas vraiment abordé) >>"moyenne d'age des AP de mon territoire : 28 ans... et donc surement plus d'expérience, plus de prise de recul, plus de capacité à analyser et à comprendre les enjeux de chaque pédagogie...qu'un AP de 22 ans" Oui et non... L'âge est important mais l'expérience l'est tout autant sinon plus. Entre quelqu'un de 28 ans qui débarque et quelqu'un de 22 ans qui à 3 ou 4 ans d'expérience de chef, ben y'a pas photo. Je crois surtout qu'il faut des AP qui aient l'expérience du terrrain. >>"A l'AP qui t'accompagne... si le RPP lui a donné la responsabilité de t'accompagner, c'est qu'il doit pouvoir répondre à tes questions... il connait les tenant et les aboutissant des pédagogies, il a lu les publications, y a réfléchit en réunion de pôle pédagogique... et s'il a un doute, ben il se renseigne et te rappelle..." l'AP est donc bien celui/celle à qui on se REFERE. C'est donc bien un "référent". et donc, il faut que ce "référent" connaisse bien "sa" branche. D'où l'intérêt d'un AP monobranche, qui utilise son temps à connaitre à fond un domaine plutôt que de connaitre moyennement tout. Ah oui aussi: quant à connaitre les publications, c'est bien, mais il a intérêt à en savoir plus que ça. Parce que les publications, moi, je les trouve sur l'extranet. pas besoin des AP pour ça. (d'ailleurs, ayant imprimé, surligné, étudié à peu près tout ce qui est disponible sur l'extranet, j'en connaitrais même presque plus que certains...) Après, qu'on l'appelle "référent" ou "accompagnateur" ou "expert" ou... ben ça change pas grand-chose à sa mission. Alors fondamentalement l'appellation qu'on lui donne, je m'en fiche un peu. Mais le côté chialeur "naaaann! c'est pas un référent c'est un a-com-pa-gna-teur!", franchement, c'est stupide (autant que de dire "naaaan! c'est pas un uniforme, c'est une "tenue"" ou autre...!) En ce qui concerne cette fonction précise, comme sa dénomination elle change je crois bien un peu pour tout les mouvements, j'ai donc utilisé le terme générique de "référent" ce qui permet de bien visualiser de qui on parle et simplifie l'explication (sinon on peut dire comme je l'ai d'ailleurs fait aussi que "c'est l'équivalent de l'ACDL aux GSE"... Oui mais qui nous dis que les SUF, les ENF, les EEUdF, les EEIF savent ce qu'est un ACDL?) >>"D'ailleurs, comme tu le dis toi-même, si on a qualifié un chef, c'est qu'on lui fait confiance... A partir de là, à quoi cela sert-il de "faire un bout de chemin" avec lui?" >>"Tout simplement à enrichir ses pratiques... un chef aime beaucoup progresser aussi... ca me parait évident..." Ben ça l'est pas. Oui, quand on est "accompagné" (et surtout si l'accompagnant apporte véritablement quelque chose), ben on progresse. Mais le fait que "un chef aime beaucoup progresser ainsi", ce n'est pas évident. Certains sont plus autonomes que d'autres. Il est certains qu'un chef débutant non formé sera rassuré d'avoir quelqu'un sur qui il peut compter (je suis passé par là!). Mais un chef (et à plus forte raison, une maîtrise) qui connait un peu le truc, il a surtout envie qu'on lui foute la paix et qu'on vienne pas voir tout les 4 matins "comment ça se passe"... Ca prend déjà du temps de construire son programme et son activité, si en plus faut tout justifier auprès de quelqu'un qui n'en sait pas forcément plus que nous... (après, c'est sûr que même s'il n'aime pas, il est parfois nécessaire d'être là... mais de là à dire que "un chef aime beaucoup"...) Pour ce qui est du dossier de camp, je me doutais de ta réponse... Donc en fait, tu as déjà vu le dossier de camp (largement) avant la veille du camp -surtout si tu as aidé à sa préparation- Ben en fait, ceux qui donnent une "date butoir", il ne font pas autre chose. La "date butoir" n'étant en fait en général que la "première date" au plus tard à laquelle l'AP/l'ACDL/... veux avoir des nouvelles et mets les yeux dans le dossier de camp. Si le dossier devrait être relativement avancé à ce moment là (ça permet d'éviter de tout faire au dernier moment!), il n'est jamais demandé à ce qu'il soit parfais. J'ai été chef d'unité 2 ans. J'ai donc "rendu" 2 fois un dossier de camp. Et 2 fois, j'ai dû revoir ma copie. (on ne m'a pas dit "c'est pourri refait moi ça", hein! Le dossier est présenté, et une discussion s'entame avec l'ACDL, qui donne les explications nécessaires). Ce qui montre bien que la "date butoir" n'est pas la date à laquelle tout doit être prêt et parfais Cela peut être aussi plus facile d'un point de vue de l'organisation: un (des) AP/ACDL peut se prendre toute une journée (ou après-midi) au cours de laquelle il(s) voi(en)t de suite plusieurs chefs avec leurs dossiers de camps. (une fois j'ai connu ça. Au même endroit, il y avait les deux "référents" du territoire qui s'était installés avec leur PC et une imprimante. Avantage: ils pouvaient communiquer facilement et instantanément en cas de nécessité, ils ne se prenaient qu'une journée et évitaient d'être occupés tous les soirs pendant une ou deux semaine, etc.) Quant à la déclaration DDJS, les informations demandées se trouvent normalement dans tout bon dossier de camp "standard"... C'est un minimum. En rendant un premier jet d'un dossier de camp au 15 avril, les responsables ont les informations nécessaires pour faire la déclaration au plus tard 15 jours après. (aux GSE par exemple, le dossier de camp passe AUSSI entre les mains du chef de groupe...) Donc normalement, à cette date, tu sais combien tu vas avoir de jeunes en camp, tu as fixé lieu et dates, tu sais quelle formation ont tes chefs ou celles qu'ils vont suivre d'ici au camp... Autrement dit, tu as mine de rien de quoi commencer sérieusement ton dossier de camp (une fois que tu connait la durée du camp et son terrain, ça te permet d'établir déjà par exemple un programme-type et tu sais quels jeux et animations tu vas pouvoir faire (d'une part parce qu'on ne fait pas la même chose si une forêt est disponible ou si on est dans la prairie, si on a un point d'eau ou pas, etc. d'autre part parce que connaissant le lieu de camp, on peut par exemple savoir ce qu'il peut y avoir comme animations intéressantes "dans le coin"), et quelles formations tu pourrais éventuellement avoir besoin (par exemple, un surveillant de baignade si un point d'eau est dans le coin et que tu veux en profiter pour faire baigner tes jeunes) Finalement, tu as déjà à cette date fait la moitié du boulot. Et c'est pas négligeable vu qu'en général, la suite de l'année signifie... examens! (ben ouais, en général, les chefs sont étudiants...) D'où l'intérêt de la date-butoir. Enfin, en ce qui concerne le lien formation/qualification, chaque mouvement ayant la liberté de la façon dont il qualifie ses chefs, les GSE pourraient très bien qualifier sans formation. En pratique, je ne suis pas certains qu'ils le fasse pour quelqu'un n'ayant aucune formation "interne" (après par contre, il existe des équivalence. Par exemple, le CEP2 louvetisme peut donner un CEP1 éclaireur). Cela est logique car ils considèrent (à juste titre je pense) que la pédagogie scoute est particulière (ce qui est moins normal je pense, c'est cette obstination à refuser de reconnaitre les qualifications "des autres", et en particulier des autres mouvements "classique" comme les SUF) Nous, on ne jure guère que par le BAFA (bon d'accord, c'est pas tout à fait vrai... mais presque). Or, ce n'est pas parce qu'on a le BAFA qu'on est capable de faire du scoutisme! Alors non, je suis d'accord, formation ne signifie pas qualification (c'est vrai dans tout les mouvements. Et dans tout les mouvements il y a des "recalés"). Oui, on (tout mouvement) devrait pouvoir qualifier un chef qui a déjà une expérience et une formation scoute (mais celui qui n'a pas de formation scoute devrait aller systématiquement en formation. C'est pas normal de qualifier un "bafa" par exemple. C'est comme ça qu'on se retrouve avec des chefs qui n'ont comme vision du cadre symbolique qu'un imaginaire comme un autre et qui sont "animateurs" plus que "chef scout") |
| Pollux Membre familier
Nous a rejoints le : 05 Nov 2008 Messages : 486 |
Bonjour Sarigue/Elec' et Cok!! J'espère que vous vous plaisez à lire vos exégèses mutuelles !! Parce que moi ... Mais c'est vrai que je ne suis pas obligé de les lire... Mais quand on intervient sur un fuseau c'est pour être lu... Et que je trouve vos interventions intéressantes... |
| jmv Progressant
Nous a rejoints le : 21 Août 2008 Messages : 22 Réside à : Paris |
Je n'ai pas bien compris la différence entre faite "Accompagnateur" et "référent".
Mais je pense que cela à peut-être à voir avec un positionnement éducatif fréquent de ces 20-30 dernières années : la "relation d'aide". Dans ce type de "relation" (éducative, pédagogique, voire managériale), celui qui aide donne la possibilité à celui qui est aidé (par tout un arsenal de procédés "actifs", souvent ludiques : ex.: "ateliers" de créativité, de formation, etc) de trouver par lui-même ses propres voies de progression (personnelle, collective). Ce type de relation ne relève pas de l'ordre de l'"enseignement" (où quelqu'un qui ne "sait pas" reçoit de l'info de la part de quelqu'un qui "sait"). Euh, c'est à peu près clair, ce que je raconte là ?
Je crois savoir que la relation d'aide ne nécessite pas nécessairement l'expertise du domaine dans lequel intervient celui qui "accompagne" ... mais davantage une expérience et une compétence dans ...l'accompagnement, justement. Et quand même une bonne culture générale du domaine dans lequel il est censé intervenir (scoutisme, par exemple, où l'expérience concrête est incontournable). On constate quelquefois (hem, hem) des dérives, car on ne s'improvise pas "accompagnant" (à la simple sortie d'un stage, pour certains). Bon, je simplifie beaucoup. Une question, au passage, pour mes cadets des SGDF : pourquoi avez-vous remplacé le rôle d'"Animateur" par celui d'"Acompagnateur Pédagogique" ? (Pour les autres et pour info : les "Animateurs" = littéralement "qui apportent un supplément d'âme" sur un territoire scout / guide donné n'étaient pas inter-branches. A quel niveau(x) se gère aujourd'hui la dynamique territoriale dont les "Animateurs etc." endossaient la charge ?). jmv PS.: la fonction d'"Assistant" n'est pas déshonorante sur la planète scoute. J'en ai croisé qui ne se privaient pas de rappeler leur qualité de "DCC" ("Deputy Camp Chief", "Assistant", justement, du Chef de Camp" ...). Donc, "Assistant" dans une unité scoute ou guide, c'est ... très bien. Na !
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| COK Membre confirmé
Nous a rejoints le : 16 Juin 2004 Messages : 1 643 Réside à : Montpellier |
Je pense que l'explication de JMV est claire... et correspond à ma vision... Un accompagnateur n'est pas la pour diffuser une science... Concernant l'animation (par exemple territoriale), JMV, elle fait parti du corps du pôle pédagogique... Le changement entre animateur et accompagnateur pédagogique vient surement du fait que l'animation avait pris une place prépondérant qui faisait qu'on oublié parfoit qu'un chef, ben il avait aussi une vie avec son groupe et son unité... |
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