Cette version du forum n'est désormais accessible que pour lire les passionants échanges et partage de techniques qui ont déjà été rédigées ici.
Pour participer aux échanges interscouts, merci d'utiliser
| Auteur | Accompagnement pédagogique |
| Pollux Membre familier
Nous a rejoints le : 05 Nov 2008 Messages : 486 |
Cok et Jack, malgré ma petite expérience des techno-structures, j'ai du mal à synthétiser vos explications.
Je comprends que, pour vous: - l'accompagnateur pédagogique, c'est un conseiller, un expert, il n'est pas appelé à prendre des décisions mais à formuler des avis, - le référent, c'est le décideur, pas nécessairement le plus compétent. Bref, c'est un chef, un homme qui a besoin des autres.. (P. Valéry) Chez moi, le référent est le détenteur d'un savoir particulier, la référence dans un domaine spécifique, celui qui va être consulté. Cela me rappelle un groupe de travail réunissant des cadres. Après avoir désigné le secrétaire, le gardien du temps, l'animateur, il fallait désigner un responsable. Personne ne voulait de ce mot, "responsable" impliquant "prendre des responsabilités". "Chef d'orchestre" a alors été proposé mais refusé: il y avait le mot "chef". Je crois qu'on s'était arrêté sur le terme de référent, très à la mode... |
| sarigue Didelphidé
Nous a rejoints le : 04 Janv 2004 Messages : 5 895 Réside à : Vie à Rueil-Malmaison, Scout ailleurs |
>>"la volonté etait d'avoit des AP multibranche..."
C'était bien ce qu'il me semblait... Et en constatant que nos AP étaient "monobranche", j'avais cru avoir mal compris. Mais en fait non. Bon, je me suis réjouit trop vite alors... >>"et je déplore le fait que ce ne soit pas le cas partout..." Moi pas. Encore une fois, il faut bien quelqu'un qui soit REFERENT en matière de pédagogie (tant dans celle proposée par le mouvement: comment on applique la pédagogie, quelle signification peut avoir tel ou tel point, comment le mettre en pratique... que dans la connaissance de la branche, de la tranche d'âge, en général) Parce que tu n'as pas répondu à mes questions: à l'heure actuelle, si je veux savoir comment concrètement fonctionne le système de veilleurs, ou de graine, ou... Ben je m'adresse à qui? Si, de manière générale, j'ai un cas particulier à traiter et que j'ai besoin de conseil, je m'adresse à qui? N'avoir aucun "spécialiste" de la question, je trouve ça dommage et manquant. Et puis comme je te l'ai dit, je ne sais pas quelle expérience tu as, mais au vu des mes années de louvetisme et de ma courte expérience auprès des ados, je trouve moi que les problématiques pédagogiques ne sont pas DU TOUT les mêmes et se règlent de manière tout à fait différentes! (ce qui de toute façon -même sans expérience particulière- semble tout de même normal. Un jeune de 15 ou 16 ans n'est plus un petit "innoncent" de 8 ans...) Alors, avoir une seule personne pour les deux cas, je trouve ça absurde. Finalement, tu ne crois pas que si certains territoires ont décidés d'avoir des AP qui ne s'occupent que d'une branche, c'est peut-être parce que ça ne marche pas plus mal -sinon mieux- ainsi? Citation: Alors d'abord, CONCRETEMENT, si pour toi, "accompagner", c'est autre chose que simplement signer le dossier de camp ou être joignable pour prodiguer des conseils pédagogiques et répondre aux questions (si, d'ailleurs, "l'accompagnateur" n'est pas là pour donner des conseils pédagogiques), alors CONCRETEMENT, il fait quoi, "l'accompagnateur"? Les chefs s'en "serve" comment? D'autre part, tu crois que les ACD des Scouts d'Europe n'accompagnent rien? Un ACDL/E n'est dans sa terminologie ni un "accompagnateur" ni un "référent", mais un "assistant au commissaire de district pour la branche louveteaux/éclaireurs" Bon. Et pourtant, il n'est pas là non plus que pour signer des dossiers de camp! Quand on voit sur le terrain, finalement, il fait EXACTEMENT le même boulot qu'un AP. (et à vrai dire, j'ai même plus souvent vu mon ACDL -qui est d'ailleurs déjà venu donner un coup de main sur le terrain- que mon AP (en tout cas celle de l'année dernière. Cette année, elle semble un peu plus joignable...)) Citation: Tu fais un bout de chemin avec lui, d'accord. Mais à part ça, tu fais quoi? Si la réponse est "rien" (et si en plus il ne sais pas plus où est le meilleur chemin), alors désolé mais comme le dit Grizzly, "c'est un parasite". D'ailleurs, comme tu le dis toi-même, si on a qualifié un chef, c'est qu'on lui fait confiance... A partir de là, à quoi cela sert-il de "faire un bout de chemin" avec lui? Citation: Donc, tu signes les yeux fermé? Confiance?... Ou naïveté? Attention la frontière est parfois... fine... Citation: Oui mais non. Ce n'est pas si simple. Je trouve ta vision un peu naïve. Tu estimes, si je comprend bien, qu'il suffit qu'un chef aille en formation pour qu'il fasse ce qu'il faut? Qu'à partir du moment où il est qualifié, on peut fermer les yeux sur ce qu'il fait? Si c'était le cas, ça se saurait! S'il suffisait d'envoyer un chef en formation pour qu'il applique la doctrine du mouvement, ça se saurait! Pourtant, il y a des chefs SGdF qui sont "qualifiés" et qui font plus de la colo que du scoutisme. Il y a des chefs GSE qui sont "qualifiés" et qui font du "mini-scoutisme" à leurs louveteaux ou des dérives d'autres genre à leurs éclaireurs... Tout ce beau monde est pourtant "formé et qualifié". Quant à dire que "sinon, on ne qualifie pas un chef", ce serait trop simple... Les formations durent chacune 1 semaine. Est-ce que en 1 semaine, on connait vraiment bien la personnalité du chef? Es-ton vraiment sûr qu'il appliquera tout bien? 'Pas sûr. - Encore une fois, si cela était le cas, il n'y aurait pas les déviances (dans un sens ou dans l'autre) que l'on peut connaitre. - Pour parler de mon expérience perso, j'ai joué franc-jeu dans tous mes stages de formation (aux GSE, en posant des questions sur tel ou tel point dont je disais parfois ouvertement que je trouvais ça "vieux" et "tradi"; aux SGdF, en me pointant pull beige-4B et là encore, en posant des questions de l'intérêt de tel ou tel changement*) Mais pour une semaine, j'aurais pu aussi fermer ma grande g****, avoir l'apparence qui plaisait, et brosser les gens dans le sens du poil! J'ai aussi lu sur un site "anti-tot'" le cas d'un chef tot' (de manière peu douce et même franchement condamnable...) qui au détours d'une conversation en avait parlé... en stage de formation... Il avait défendu la pratique expliquant qu'il ne voyait pas le problème... Bon... Ca qualification a été remise en doute, mais il s'en est fallu de peu! Bref, il est évident que si on constate de grosses lacune, on ne qualifiera pas... Mais en même temps, une qualification ne fait pas d'un chef un chef parfait. Alors le côté "ce qui est important, c'est la qualification. une fois le chef qualifié, c'est tout bon", je trouve ça un peu naif. (maintenant, je suis d'accord qu'il faut quand même s'assurer de la formation des chefs... Et là, j'estime que c'est la fonction du chef de groupe et de l'AP (ou ACDL). Bon. Tu vas me dire que ça dépend des territoires, mais pourquoi aux GSE, on m'a poussé à la formation de suite alors qu'aux SGdF, il faut que ce soit moi qui demande? (qui réclame, presque)?) Citation: Ca a le sens de prendre (et faire prendre) la bonne habitude d'anticiper (normalement, on ne fais pas son boulot la veille au soir.) En rendant un dossier de camp le 15 avril, en cas de problème, tu as le temps de corriger. En disant aux chefs de rendre le dossier de camp quand ils veulent -au plus tard la veille du camp-, en cas de problème, impossible de trouver le temps de corriger quoique ce soit! Ca veux dire quoi "la date limite c'est la veille du camp"? Ca veux dire que tu ne prends pas connaissance du dossier avant? Comment tu trouves le temps de corriger/faire corriger les problèmes qu'ils peut y avoir alors? D'autre part, je ne vois pas comment tu peux demander un dossier de camp la veille du camp au plus tard... Alors que normalement, y'a une déclaration DDJS à faire! (et je doute que l'administration accepte avec un grand sourire un dossier qui lui parvient après le début du camp) ____________________ * C'est rigolo d'ailleurs de voir comme les réactions ont été différentes. Aux GSE, c'était "c'est bien tu poses des question, continue, n'hésite pas". Aux SGdF, c'était "tu poses trop de questions"... (bref "marche ou crève"...) |
| Jack Membre confirmé
Nous a rejoints le : 19 Juin 2005 Messages : 1 520 Réside à : Whitechapel, London |
Pollux, j'étais au trois quart pas sérieux. Je rigole bien en lisant le débat entre Cok et Elec'.
Je crois qu'il y a un moment, il savoir faire un pause et relativiser. Enfin... (J'ai un peu l'impression qu'on débat sur le bon et le mauvais AP....) Si on veut parler du role de l'AP. Pour moi, le bon AP c'est celui qui entre septembre et décembre détecte les groupes qui auront besoin de lui et ceux qu'ils ne verra pas de l'année. Parce que, avec 10 unités, s'il veut s'occuper de chaque, il y passe ses soirées, et ca fait chier tout le monde. Ensuite, il doit savoir les aides qu'il peut donner. Simplement envoyer en formation, faire une sortie avec l'unité, donner des conseils, etc. Enfin, il s'occupe des dossiers de camps. Et là, mis a part s'y prendre a l'avance et donc donner une date butoir. Je ne vois pas comme il va s'en sortir. Si la dedans il a le temps, il mets en place une dynamique de territoire. De plus. Une équipe formée et qualifiée n'est pas la garantie que le camp est bien préparé. (se reposer sur ses lauriers, ça peut arriver aux meilleurs). c'est bien le dossier de camps qui est censé garantir cela. avec les activités, et toutes les pistes pour comprendre comment ces activités ont été pensés. Enfin, voila comment je fonctionnerai si j'étais AP. me focaliser sur les unités qui en ont besoin. ET une unité comme celle d'Elec' avec un chef qui affiche 4 ans de pratique, je ne perdrais pas de temps a les rencontrer et leur parler pédagogie. Ca fait classe d'écrire petit, par contre, je pourrais ptet lui demander un coup de main... Bon, je continue a écrire petit, les AP multibranches oui, mais il faut quand même que les maitrises aient un réferent pour les suivre. de plus, par l'opération du Saint Esprit, il se trouve que généralement, les AP ou les chefs expérimenté ont une branche de prédilection, ce qui ne leur enlevé pas leur jugeote pour les autres branches. Le Saint Esprit intervient ici car nous sommes un mouvement catholique. Il faudrait vérifier avec les autres mouvements non-catholique si ca se passe pareil, mais je n'y crois pas trop. (vu que eux, ils l'ont pas le Saint-Esprit) Pollux (Tu donnera le bonjour a Castor) j'espère que c'est un peu plus clair sur ce que j'en pense; pas grand chose, mais éviter les prises de tête. Comme dirait un ancien collègue "KISS" keep it simple, stupid) |
| Pollux Membre familier
Nous a rejoints le : 05 Nov 2008 Messages : 486 |
Ok Jack ! |
| COK Membre confirmé
Nous a rejoints le : 16 Juin 2004 Messages : 1 643 Réside à : Montpellier |
Je vais continuer à développer... désollé encore un post kilomètre... mais je pense apporter un complément sur le sujet...
Citation: Quelcun ou tous les monde... et on en vient au profil des AP... moyenne d'age des AP de mon territoire : 28 ans... et donc surement plus d'expérience, plus de prise de recul, plus de capacité à analyser et à comprendre les enjeux de chaque pédagogie...qu'un AP de 22 ans Citation: A l'AP qui t'accompagne... si le RPP lui a donné la responsabilité de t'accompagner, c'est qu'il doit pouvoir répondre à tes questions... il connait les tenant et les aboutissant des pédagogies, il a lu les publications, y a réfléchit en réunion de pôle pédagogique... et s'il a un doute, ben il se renseigne et te rappelle... l'AP fait parti d'une équipe... Citation: Les problématiques ne sont pas les même, mais la méthode pour mettre en place une activité, pour mettre en place des pédagogies est la même... pour te répondre, je pense avoir assez d'expérience pour aller sur n'importe quelle unité (je me suis testé...) et animer un WE... Citation: Ca marche effectivement, mais pour moi, ce n'est pas le même "boulot" qui est fait... c'est plus souvent le boulot de feu les anidep... Citation: Citation: Bien évidément que l'AP va donner des conseils... mais pour donner des bons conseils, avoir la conaissance ne suffit pas... seul les chefs connaissent les jeunes... sur certains points tu vas pouvoir donner des conseils sans connaitre les jeunes, mais sur d'autre, il faut accompagner celuio qui a la connaissance du terrain pour qu'il trouve ses réponses... Citation: Je ne sais pas ce que font les ACD... mais j'immagine qu'ils accompagnent aussi... Citation: Alors concrêtement... Le programme de l'année : Aout/Septembre : faire avec les chefs, unité par unité un retour des camps en relisant le projet pédagogique et les thèmes du projet éducatif... Octobre/Novembre/Décembre : Accompagnement dans la rédaction des projets pédagogiques "desacralisation"... Détection des "faiblesses" des chefs ou plutôt des points sur lesquels ils pourraient s'enrichir. Détection de la nécessité ou non d'organiser des WE territoriaux (si je fais des WE terr ce n'est pas d'abord pour les gamins, c'est avant tout pour les chefs) Janvier/Février/Mars : Accompagnemetn dans la préparation des activités, Accompagnement... coups de téléphone, enrichissement, détection des problèmes de fonctionnement afin d'aider les chefs à s'en rendre compte... à travers les premières discussions sur les camps Détection des problématiques qui vont être rencontrées l'été Encouragement à se former, Organisation des formations spécifiques selon les détections et les demandes des chefs et des responsables de groupe... (palier au problème de celui qui peut pas aller en stage une semaine, celui qui débarque dans le mouvement et qui est super motivé pour tout connaitre...) Avril/Mai/Juin Accompagnement dans la préparation des activités Accompagnement dans la rédaction du projet pédagogique pour le camp Accompagnement dans la rédaction du dossier de camp Tout au long de l'année : organisation de WE "accompagnés" pour les unités en mal de chef... chaque AP doit, je pense (je n'ai pas fait le calcul) vivre autant de WE qu'un chef... Citation: Tout simplement à enrichir ses pratiques... un chef aime beaucoup progresser aussi... ca me parait évident... et quand on est accompagné, ben on progresse... Citation: T'inquiète pas... effectivement, je signe (enfin c'est pas moi, c'est le DT) les yeux fermés, puisqu'il y a eu un accompagnement dans la préparation... et quand quand le dossier arrive à la signature... c'est que le camp est prêt... Citation: Attention de ne pas confonfre, formation et qualification... j'ai déjà refusé de qualifié un chef formé et inversement... mais le fait est qu'a partir dun moment ou un chef est qualifié, ben il a des responsabilités un peu différente... et on lui fait confiance... et puis, un chef, c'est rarement tout seul, il y a les autres chefs, le responsable de groupe... Citation: Ben ils ont besoin d'être accompagné pour se rendre compte des problèmes... Citation: C'est bien pour ca, que ce n'est pas, chez les SGDF, la formation qui qualifie, c'est le DT... Citation: Nul n'est parfait Citation: J'ai pas dit que c'etait tout bon... puisqu'il y a un accompagnement dans les pratiques... Citation: Je dirais que c'est un des problèmes du fait que qualification ne sigbnifie pas formation... certains se dise, de toute manière il sera qualifié... alors qu'au GSE, la qualification exige la formation Citation: Citation: En accompagnant, tu es certains qu'il n'y a rien à corriger à la fin... D'autre part, je ne vois pas comment tu peux demander un dossier de camp la veille du camp au plus tard... Alors que normalement, y'a une déclaration DDJS à faire! Il n'y a aucun rapport entre DDJS et le dossier de camp... DDJS demande le lieu du camp, les dates du camp, le nombre d'enfants; l'age des enfants et enfin les qualifications des chefs... cette déclaration, les responsables de groupe le font le 1er mai... En espérant avoir été convainquant dans la façon dont je pratique ma mission... je ne connais pas la reelle façon d'évaluer l'efficacité du système... peut-être une durée de vie des chefs assez longue, peut-être des effectifs qui ont explosé l'année dernière, peut-être une ouverture à tous assez visible... |
| sarigue Didelphidé
Nous a rejoints le : 04 Janv 2004 Messages : 5 895 Réside à : Vie à Rueil-Malmaison, Scout ailleurs |
>>"Quelcun ou tous les monde...
En français, tu veux dire, "quelqu'un ou tout le monde"? Oui ben c'est bien ça le problème: chez nous (SGdF), j'ai bien l'impression que tout le monde fait tout! On n'aime pas la hiérarchie et les rôles clairement définis alors, tout le monde fait tout. (d'ailleurs, s'il y a un bien sur le papier un "chef d'unité" et des "assistants", en pratique... Et d'ailleurs la place du chef d'unité et de l'assistant n'est pas vraiment abordé) >>"moyenne d'age des AP de mon territoire : 28 ans... et donc surement plus d'expérience, plus de prise de recul, plus de capacité à analyser et à comprendre les enjeux de chaque pédagogie...qu'un AP de 22 ans" Oui et non... L'âge est important mais l'expérience l'est tout autant sinon plus. Entre quelqu'un de 28 ans qui débarque et quelqu'un de 22 ans qui à 3 ou 4 ans d'expérience de chef, ben y'a pas photo. Je crois surtout qu'il faut des AP qui aient l'expérience du terrrain. >>"A l'AP qui t'accompagne... si le RPP lui a donné la responsabilité de t'accompagner, c'est qu'il doit pouvoir répondre à tes questions... il connait les tenant et les aboutissant des pédagogies, il a lu les publications, y a réfléchit en réunion de pôle pédagogique... et s'il a un doute, ben il se renseigne et te rappelle..." l'AP est donc bien celui/celle à qui on se REFERE. C'est donc bien un "référent". et donc, il faut que ce "référent" connaisse bien "sa" branche. D'où l'intérêt d'un AP monobranche, qui utilise son temps à connaitre à fond un domaine plutôt que de connaitre moyennement tout. Ah oui aussi: quant à connaitre les publications, c'est bien, mais il a intérêt à en savoir plus que ça. Parce que les publications, moi, je les trouve sur l'extranet. pas besoin des AP pour ça. (d'ailleurs, ayant imprimé, surligné, étudié à peu près tout ce qui est disponible sur l'extranet, j'en connaitrais même presque plus que certains...) Après, qu'on l'appelle "référent" ou "accompagnateur" ou "expert" ou... ben ça change pas grand-chose à sa mission. Alors fondamentalement l'appellation qu'on lui donne, je m'en fiche un peu. Mais le côté chialeur "naaaann! c'est pas un référent c'est un a-com-pa-gna-teur!", franchement, c'est stupide (autant que de dire "naaaan! c'est pas un uniforme, c'est une "tenue"" ou autre...!) En ce qui concerne cette fonction précise, comme sa dénomination elle change je crois bien un peu pour tout les mouvements, j'ai donc utilisé le terme générique de "référent" ce qui permet de bien visualiser de qui on parle et simplifie l'explication (sinon on peut dire comme je l'ai d'ailleurs fait aussi que "c'est l'équivalent de l'ACDL aux GSE"... Oui mais qui nous dis que les SUF, les ENF, les EEUdF, les EEIF savent ce qu'est un ACDL?) >>"D'ailleurs, comme tu le dis toi-même, si on a qualifié un chef, c'est qu'on lui fait confiance... A partir de là, à quoi cela sert-il de "faire un bout de chemin" avec lui?" >>"Tout simplement à enrichir ses pratiques... un chef aime beaucoup progresser aussi... ca me parait évident..." Ben ça l'est pas. Oui, quand on est "accompagné" (et surtout si l'accompagnant apporte véritablement quelque chose), ben on progresse. Mais le fait que "un chef aime beaucoup progresser ainsi", ce n'est pas évident. Certains sont plus autonomes que d'autres. Il est certains qu'un chef débutant non formé sera rassuré d'avoir quelqu'un sur qui il peut compter (je suis passé par là!). Mais un chef (et à plus forte raison, une maîtrise) qui connait un peu le truc, il a surtout envie qu'on lui foute la paix et qu'on vienne pas voir tout les 4 matins "comment ça se passe"... Ca prend déjà du temps de construire son programme et son activité, si en plus faut tout justifier auprès de quelqu'un qui n'en sait pas forcément plus que nous... (après, c'est sûr que même s'il n'aime pas, il est parfois nécessaire d'être là... mais de là à dire que "un chef aime beaucoup"...) Pour ce qui est du dossier de camp, je me doutais de ta réponse... Donc en fait, tu as déjà vu le dossier de camp (largement) avant la veille du camp -surtout si tu as aidé à sa préparation- Ben en fait, ceux qui donnent une "date butoir", il ne font pas autre chose. La "date butoir" n'étant en fait en général que la "première date" au plus tard à laquelle l'AP/l'ACDL/... veux avoir des nouvelles et mets les yeux dans le dossier de camp. Si le dossier devrait être relativement avancé à ce moment là (ça permet d'éviter de tout faire au dernier moment!), il n'est jamais demandé à ce qu'il soit parfais. J'ai été chef d'unité 2 ans. J'ai donc "rendu" 2 fois un dossier de camp. Et 2 fois, j'ai dû revoir ma copie. (on ne m'a pas dit "c'est pourri refait moi ça", hein! Le dossier est présenté, et une discussion s'entame avec l'ACDL, qui donne les explications nécessaires). Ce qui montre bien que la "date butoir" n'est pas la date à laquelle tout doit être prêt et parfais Cela peut être aussi plus facile d'un point de vue de l'organisation: un (des) AP/ACDL peut se prendre toute une journée (ou après-midi) au cours de laquelle il(s) voi(en)t de suite plusieurs chefs avec leurs dossiers de camps. (une fois j'ai connu ça. Au même endroit, il y avait les deux "référents" du territoire qui s'était installés avec leur PC et une imprimante. Avantage: ils pouvaient communiquer facilement et instantanément en cas de nécessité, ils ne se prenaient qu'une journée et évitaient d'être occupés tous les soirs pendant une ou deux semaine, etc.) Quant à la déclaration DDJS, les informations demandées se trouvent normalement dans tout bon dossier de camp "standard"... C'est un minimum. En rendant un premier jet d'un dossier de camp au 15 avril, les responsables ont les informations nécessaires pour faire la déclaration au plus tard 15 jours après. (aux GSE par exemple, le dossier de camp passe AUSSI entre les mains du chef de groupe...) Donc normalement, à cette date, tu sais combien tu vas avoir de jeunes en camp, tu as fixé lieu et dates, tu sais quelle formation ont tes chefs ou celles qu'ils vont suivre d'ici au camp... Autrement dit, tu as mine de rien de quoi commencer sérieusement ton dossier de camp (une fois que tu connait la durée du camp et son terrain, ça te permet d'établir déjà par exemple un programme-type et tu sais quels jeux et animations tu vas pouvoir faire (d'une part parce qu'on ne fait pas la même chose si une forêt est disponible ou si on est dans la prairie, si on a un point d'eau ou pas, etc. d'autre part parce que connaissant le lieu de camp, on peut par exemple savoir ce qu'il peut y avoir comme animations intéressantes "dans le coin"), et quelles formations tu pourrais éventuellement avoir besoin (par exemple, un surveillant de baignade si un point d'eau est dans le coin et que tu veux en profiter pour faire baigner tes jeunes) Finalement, tu as déjà à cette date fait la moitié du boulot. Et c'est pas négligeable vu qu'en général, la suite de l'année signifie... examens! (ben ouais, en général, les chefs sont étudiants...) D'où l'intérêt de la date-butoir. Enfin, en ce qui concerne le lien formation/qualification, chaque mouvement ayant la liberté de la façon dont il qualifie ses chefs, les GSE pourraient très bien qualifier sans formation. En pratique, je ne suis pas certains qu'ils le fasse pour quelqu'un n'ayant aucune formation "interne" (après par contre, il existe des équivalence. Par exemple, le CEP2 louvetisme peut donner un CEP1 éclaireur). Cela est logique car ils considèrent (à juste titre je pense) que la pédagogie scoute est particulière (ce qui est moins normal je pense, c'est cette obstination à refuser de reconnaitre les qualifications "des autres", et en particulier des autres mouvements "classique" comme les SUF) Nous, on ne jure guère que par le BAFA (bon d'accord, c'est pas tout à fait vrai... mais presque). Or, ce n'est pas parce qu'on a le BAFA qu'on est capable de faire du scoutisme! Alors non, je suis d'accord, formation ne signifie pas qualification (c'est vrai dans tout les mouvements. Et dans tout les mouvements il y a des "recalés"). Oui, on (tout mouvement) devrait pouvoir qualifier un chef qui a déjà une expérience et une formation scoute (mais celui qui n'a pas de formation scoute devrait aller systématiquement en formation. C'est pas normal de qualifier un "bafa" par exemple. C'est comme ça qu'on se retrouve avec des chefs qui n'ont comme vision du cadre symbolique qu'un imaginaire comme un autre et qui sont "animateurs" plus que "chef scout") |
| Pollux Membre familier
Nous a rejoints le : 05 Nov 2008 Messages : 486 |
Bonjour Sarigue/Elec' et Cok!! J'espère que vous vous plaisez à lire vos exégèses mutuelles !! Parce que moi ... Mais c'est vrai que je ne suis pas obligé de les lire... Mais quand on intervient sur un fuseau c'est pour être lu... Et que je trouve vos interventions intéressantes... |
| jmv Progressant
Nous a rejoints le : 21 Août 2008 Messages : 22 Réside à : Paris |
Je n'ai pas bien compris la différence entre faite "Accompagnateur" et "référent".
Mais je pense que cela à peut-être à voir avec un positionnement éducatif fréquent de ces 20-30 dernières années : la "relation d'aide". Dans ce type de "relation" (éducative, pédagogique, voire managériale), celui qui aide donne la possibilité à celui qui est aidé (par tout un arsenal de procédés "actifs", souvent ludiques : ex.: "ateliers" de créativité, de formation, etc) de trouver par lui-même ses propres voies de progression (personnelle, collective). Ce type de relation ne relève pas de l'ordre de l'"enseignement" (où quelqu'un qui ne "sait pas" reçoit de l'info de la part de quelqu'un qui "sait"). Euh, c'est à peu près clair, ce que je raconte là ?
Je crois savoir que la relation d'aide ne nécessite pas nécessairement l'expertise du domaine dans lequel intervient celui qui "accompagne" ... mais davantage une expérience et une compétence dans ...l'accompagnement, justement. Et quand même une bonne culture générale du domaine dans lequel il est censé intervenir (scoutisme, par exemple, où l'expérience concrête est incontournable). On constate quelquefois (hem, hem) des dérives, car on ne s'improvise pas "accompagnant" (à la simple sortie d'un stage, pour certains). Bon, je simplifie beaucoup. Une question, au passage, pour mes cadets des SGDF : pourquoi avez-vous remplacé le rôle d'"Animateur" par celui d'"Acompagnateur Pédagogique" ? (Pour les autres et pour info : les "Animateurs" = littéralement "qui apportent un supplément d'âme" sur un territoire scout / guide donné n'étaient pas inter-branches. A quel niveau(x) se gère aujourd'hui la dynamique territoriale dont les "Animateurs etc." endossaient la charge ?). jmv PS.: la fonction d'"Assistant" n'est pas déshonorante sur la planète scoute. J'en ai croisé qui ne se privaient pas de rappeler leur qualité de "DCC" ("Deputy Camp Chief", "Assistant", justement, du Chef de Camp" ...). Donc, "Assistant" dans une unité scoute ou guide, c'est ... très bien. Na !
|
| COK Membre confirmé
Nous a rejoints le : 16 Juin 2004 Messages : 1 643 Réside à : Montpellier |
Je pense que l'explication de JMV est claire... et correspond à ma vision... Un accompagnateur n'est pas la pour diffuser une science... Concernant l'animation (par exemple territoriale), JMV, elle fait parti du corps du pôle pédagogique... Le changement entre animateur et accompagnateur pédagogique vient surement du fait que l'animation avait pris une place prépondérant qui faisait qu'on oublié parfoit qu'un chef, ben il avait aussi une vie avec son groupe et son unité... |
| technique | |
| bonne humeur |