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Auteur
Voile : enrouler or not enrouler
trident
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Parlons voile - bin ouais, pourquoi pas, avec les quelques scouts-marins ci et là. Sourire

En fait, plus particulièrement à un machin qu'on appel l'enrouleur et qui est souvent utilisé à mauvais escient. En effet, bon nombre de marins d'eau douce pensant bien faire en enroulant une certaine quantité de sa voile d'avant pour régler son problème de gîte.

Premièrement, une grand-voile (GV) de qualité devrait posséder 3 ris alors que la plupart des GV vendues viennent seulement avec 2 ris. Cela dit, il est relativement facile d'y apposer un troisième ris par un couturier averti. Si tous les ris ont été pris et qu'on a encore beaucoup de gîte, on l'affale.

Vous pensez que vous allez perdre beaucoup de vitesse? Détrompez-vous. Lorsqu'on est au vent (à contrario du portant - le vent qui nous pousse), c'est le phénomène de l'aile d'avion qui s'applique et donc ses vecteurs. Il faut alors voir l'ensemble des voiles comme une seule voile. La GV devient alors le prolongement de la voile d'avant. Dans cette situation, la voile d'avant est la propulsion alors que la GV est le gouvernail. Sur 6 kt à voile, au moins 4,5 kt proviennent de la voile d'avant. Bref, la GV compte pour des broutilles. Si et seulement si on est au vent. Au portant, c'est la surface de toile qui compte, mais alors, gare à l'aulofée - mais ça, c'est une autre histoire.

Mais qu'est-ce que c'est enquiquinant que de prendre un ris sur la route, me direz-vous, hein! Grand sourire Je répondrai que ça fait parti du brevet élémentaire de Voile Canada, mais bon... sifflote Et d'ailleurs, pas besoin de moteur pour partir à son mouillage - mais ça, c'est une autre histoire également.

Ça serait donc le moment d'apprendre à barrer au près serré, soit encore plus qu'au près, ce qui fait que le voilier est à la limite du décrochage (avoir le vent dans la zone impossible), mais est redevenu quasiment droit (l'assiette). Beaucoup plus aisé alors d'aller au mât pour effectuer les manoeuvres. Se déplacer toujours du côté d'où provient le vent. On est donc au vent et non pas sous le vent, car sous le vent, l'équipier au mât serait caché par la GV. Inutile d'insister sur le fait que tout équipier sortant du cockpit doit revêtir son VFI et être attaché à la ligne de vie, peu importe les conditions.

Hélas! Prendre un ris ne sera pas le réflexe du marin d'eau douce. belebleb Pourquoi ne tout simplement pas enrouler un petit peu la voile d'avant qu'il se dira?

Quand il y a plus de vent, il est fort à parier qu'il y a plus de vagues. Pour garder de sa manoeuvrabilité, la voilier doit donc conserver une certaine vitesse, car à chaque vague rencontrée, une partie de sa vitesse sera perdue - ça vient par vague - c'est le cas de le dire.

Bon, en rentrant "un petit peu" la voile d'avant sur l'enrouleur, cela va avoir une incidence sur le guindant (une voile triangulaire ayant 3 côtés, celui qui se fait enrouler est le guindant), car un enrouleur n'est pas conçu pour enrouler à moitié. Le guidant deviendra donc mou, ce qui accentuera le creux dans la voile (le vent souffle dans la voile, ça forme un creux). Qui dit creux dit augmentation de la puissance de la voile, donc de la gîte. Alors que notre objectif est de réduire la puissance pour réduire la gîte.

Autre conséquence. En enroulant un peu la voile, celle-ci n'ayant rien de la forme d'un triangle rectangle, la partie parallèle au pont (la bordure) va graduellement s'élever. En s'élevant, le creux de la voile va aussi se déplacer vers le haut, ce qui accentuera donc la gîte. Le réflexe sera alors d'enrouler davantage la voile.

Se faisant, réduisant la surface de la voile d'avant ainsi, on perd de la puissance, donc de la vitesse et donc de la manoeuvrabilité.

La meilleure façon de réduire la puissance de la voile d'avant sans la changer, c'est de jouer avec son creux. Pour se faire, il y a le chariot d'écoute. Un bon chariot se doit d'être long, partant à la hauteur du point d'écoute de la voile d'avant pour aller vers l'arrière. Celui-ci doit être collé sur la cabine plutôt qu'à l'extérieur du passe-avant, ce qui permet de fermer davantage le plan de voile (de le rapprocher le plus du mât) et donc de naviguer plus au près.

Plus le chariot sera positionné dans la ligne de la chute de la voile (donc le chariot est plus vers l'avant), plus cela accentuera le creux. En reculant, cela effacera le creux.

Mais que faire si on veut réduire la surface de la voile tout en maintenant un certain creux pour conserver une bonne puissance? Il est temps de faire la connaissance avec le barber hauler. Il s'agit d'une contre-écoute qui est retourné au cockpit via une poulie installé au point d'étai de la voile d'avant. En reculant le chariot d'écoute et en halant le barber hauler, on efface la partie supérieur de la voile et on maintient un creux dans le bas de la voile. Magnifique, isn't it? Sourire Le marin aguerri aura compris qu'une combinaison des deux (chariot d'écoute et barber hauler) permet d'augmenter ou de réduire le creux tout en le déplaçant (plus ou moins haut).

Bien que la gîte soit grisante, les voiles ne l'aiment pas - ni le cuistot d'ailleurs. sifflote Cela les use prématurément. À moins de faire une course où un quart de noeud a son importance, réduire la voilure de façon adéquate aura peu d'incidence sur la vitesse, mais ô comment la navigation deviendra plaisante puisque l'assiette beaucoup plus droite. Sourire L'expression "navigation de plaisance" prendra alors tout son sens. ^^

En conclusion : trois ris sur la GV et un foc de route #2 (le point d'écoute ne dépasse pas le mât) avec un ris (parce que oui, une voile d'avant est arisable), vous êtes capable de facilement naviguer dans des vents de 12 à 25 noeuds sans aucun problème et sans à devoir changer de voile. La place étant un luxe, on réalisera que les ris nous en sauvent beaucoup. Grand sourire
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Akela NDE
Akela

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Tiens, je n'avais jamais entendu parler de barber-hauler de génois ... Tu aurais des photos/schémas ?

L'enrouleur, même si c'est tout pas beau, tout plein de trucs en plus qui peuvent péter, anti-performance et anti-positionnement du creux, c'est quand même un outil bien pratique. Aujourd'hui, en France, il est quasiment impossible de trouver un bateau de location dont le génois (voire le génois et le solent ou la trinquette, quand il y en a) ne soit pas sur enrouleur, sauf sur certains types de bateaux de course (Grand Suprise, Pogo, etc).
C'est quand même une sécurité certaine que de pouvoir réduire la voile d'avant sans avoir à sortir du cockpit, ni à trimballer 20 kg de toile mouillée sur le pont ... Donc, un enrouleur peut vraiment être un choix judicieux si on navigue en équipage réduit, ou avec des gens peu expérimentés ou très sujets au mal de mer.
Maintenant, c'est clair que pour un équipage de routiers marins qui aurait son bateau à lui, s'il y a un enrouleur ... innocent

Après, il faut garder à l'esprit que les voiles se réduisent de façon symétrique : on ne va pas se trimballer avec 3 ris pris et tout le génois en l'air ... taré
Quand il y a besoin de réduire la toile, commencera toujours par prendre un ris à la GV, parce que c'est le plus efficace ; ensuite, s'il faut encore réduire, on enroulera/arisera/changera le génois - pour garder des voiles à peu près équilibrées de chaque côté du mât. Ensuite, 2° ris, encore un peu de génois, etc.

Pour ceux qui pensent que prendre un ris est compliqué (ce avec quoi je ne suis pas du tout d'accord Allons bon ! c'est MARRANT d'aller prendre un ris en pied de mât !), on trouve aussi beaucoup de bateaux équipés de ris automatiques, où la bosse de ris sert à border et le point de tire, et le point d'amure. Avantage : pas besoin d'aller en pied de mât, il suffit d'embraquer la bosse pour prendre son ris [spoiler:(Bien sûr, il faut toujours s'occuper de la drisse, du hale-bas et de la balancine)]. Inconvénient : ça rajoute de sacrées longueurs de bout, surtout pour les 2° et 3° ris, donc ça peut se coincer et/ou rendre le hissage assez casse-pattes, et s'il n'y a que deux bosses de ris à poste, on ne peut pas basculer le 1 sur le 3 une fois qu'on a pris le 2.
Sinon, on trouve aussi des GV sur enrouleur, mais là, on rentre dans le domaine du matériel pour Hollandais Lol

Quant aux voiles d'avant arisables, ça me semble être génial et merveilleux, mais malheureusement, je n'en ai jamais vu qu'en photo
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on vend aussi des bateaux à moteur ! pas besoin de prendre un ris .

Au troisième ris, il vaut mieux rentrer, ou sortir le tourmentin !
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trident
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To be beau or not to be beau n'est même pas ze question of ze enrouleur. ^^ Réduire partiellement la voile d'avant avec l'enrouleur n'est pas du tout adéquat et n'est pas une bonne pratique. CF mes explications précédentes. Grand sourire

Il existe un machin beaucoup mieux que l'enrouleur. Ça s'appelle l’emmagasineur (ou un truc du genre). Ça sort ou ça rentre au complet une voile. C'est merveilleux et beaucoup plus sécuritaire qu'un enrouleur. ^^

La réduction des voiles de façon symétrique est très relative au type de vent et à l'allure et n'a rien d'absolu. Sur un sloop, il faut aussi comprendre que si on navigue uniquement avec la GV, il sera plus ardent (il voudra remonter vers le vent) et plus mou (il s'éloignera du vent) si on navigue avec la voile d'avant seule (et encore, ça dépend de l'emplacement du safran et du type de quille). Et réduire un peu la voile d'avant sur l'enrouleur, ça ne sert qu'à perdre de la vitesse et de la maneuvrabilité. Vaut mieux alors changer de voile. Mais là, je commence à radoter. Grand sourire

On parle de génois ou de foc, mais c'est d'abord l'aire de cette voile qui importe. Comme je le disais précédemment, une voile d'avant dont le point d'écoute arrive à la hauteur du mât est une bonne voile générale pour du vent à partir de 12-15 noeuds (en-deça, il faut une plus grande voile) jusqu'à 25 noeuds facilement si elle possède un ris. Sur un Jeaneau 37', à 20 noeuds, mon foc était complètement sorti et j'avais 3 ris dans ma GV. Grand sourire

Alors la symétrie, faut pas en faire une obsession! Clin d'oeil

Par exemple au portant, par vent au-delà des 30 noeuds, il sera judicieux d'affaler complètement la GV pour ne garder que la voile d'avant. Se faisant, le point pivot du voilier vient de passer du mât à l'avant, le rendant ainsi beaucoup résistant à l'aulofée.

L'aulofée est probablement le phénomène le plus dangereux sur un quillard. Il survient lorsqu'on est au portant. Le vent donne une certaine force aux voiles, ce qui en résulte un vecteur. La quille agit à titre de force opposée des voiles, ce qui évite au voilier de pivoter. La somme vectorielle de ces deux vecteurs donne la direction du voilier. Mais voilà, par grand vent et mer agitée, les forces sont telles qu'il survient une turbulence autour de la quille. À un certain moment donné, c'est la rupture. Vectoriellement parlant, c'est comme si la quille n'existait plus.

À ce moment, il devient impossible au barreur de garder le cap de la roue (ou de la barre). Il aura beau à vouloir la maintenir droite, il va s'arracher la peau de la main ou alors il pourrait bien se faire broyer les côtes par la barre tellement il y a de pression sur le safran. On a un tout léger avant-goût de cette pression lorsqu'on est au près. Le voilier n'est alors pas du tout équilibré. Il y a beaucoup de pression dans la portion arrière de la GV, ce qui rend le bateau très ardent. Il faut donc compenser avec le safran, ce qui n'est pas de tout repos! ^^

Donc l'aulofée... Plus de quille, donc plus de force qui s'oppose à celle des voiles et qui donne une direction relative. C'est donc le pivot : une embardée violente et soudaine. L'extrémité de la baume de la GV touche à l'eau. S'il y avait des équipiers à l'intérieur, ils sont sûrement assommés. Et à l'extérieur, ceux qui n'étaient pas attachés à la ligne de vie sont à la flotte.

Une GV sur un enrouleur, c'est le summum des ris infinis! Grand sourire Par contre, on m'a déjà dit que ça pouvait poser problème lorsque l'usure de la GV commençait à se faire sentir (la toile s'étirant et se déformant).

Pour le barber-hauler, c'est peut-être le nom qui pose problème. Lorsqu'on utilise un spi, le tangon doit avoir trois points d'appui :

- La drisse
- L'écoute
- La contre-écoute (barber-hauler)

Ainsi, le tangon est parfaitement stable.

La contre-écoute s'attache au même endroit que l'écoute. Avant de revenir vers le cockpit, elle passe par une poulie à quelque part qui ne gène pas à la proue.

Mes talents de dessinateur dans paint :






Mendu1! Grumph... Toi un Breton qui dit opter pour le moteur! Quelle déception! belebleb
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Plaisanterie ! Mon bateau (un mousquetaire club) est parti à la casse cette année .
Il me reste, deux grands voiles, plusieurs focs et génois, le mat....et 3 moteurs hors bord .

Je n'ai plus le temps de faire du bateau , bien que j'habite ( en général) à 400 m de la mer !
Je n'ai jamais eu d'enrouleur .
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Le vent-arrière n'est pas l'allure la plus rapide.
si tu prend un largue ou même au pré en tirant des bords tu gagnes encore du temps.
Et tu navigue sur quelle coquille de noix ou dans quel typhon pour gîter par vent arrière???
enfin bref si tu trouve que tu gîtes trop, met ton équipage au rappel. Et quand tu embarque a nouveau, tu peux à la rigueur reprendre du vent, c'est le barreur qui mène!
Désolé pour cette réponse pratique, je ne suis pas aérotechnicien, et je navigue généralement sur bateau de course. Dans tous les cas, que ça soit enrouleur de génois ou -si tu es très riche- de GV, si tu l'utilises pour régler ta surface, tu peux rentrer tout de suite au port tu auras moins à pagayer.

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Petite explication pour cette histoire surprenante du vent arrière qui n'est pas la vitesse la plus rapide (dites moi si je me trompe) :
Ce qui fait avancer le bateau n'est pas directement le vent qui arrive dans la voile mais l'aspiration créée derrière cette voile par la déviation du vent : ceci créé une sorte de bulle derrière la voile qui, si elle est bien réglée) va en quelque sorte tirer de façon optimale le bateau (écoulement laminaire), c'est ce principe qui permet aux avions de voler... Ce qui n'est pas le cas en vent arrière où la poussée efficace sera uniquement celle du vent arrivant dans les voiles. A cette allure, l'écoulement de l'autre côté de la voile est complètement irrégulier (écoulement turbulent), ce qui nuit à la portance de la voile : le bateau sera moins rapide qu'au grand largue.
[spoiler:et PAF une expression de biffin qui part en lambeaux (cf "vent du c.. dans la plaine")... Moi du mauvais esprit ? noooooooon Warf !]

Trident : ouat iz zat emmagasineur ? Un genre de machin (terme technique) électrique qui hisse ou affale automatiquement une voile ?

Mendu : il ne reste plus qu'à assembler quelques planches de bois et nous aurons un magnifique radeau de la méduse version go fast Mort de rire !
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Ô bon maître !...
j'ai dis que je n'étais pas ingénieur aéronautique. Merci pour la leçon!

si j'en crois ça, je ne vois pas de différence entre enrouleur et emmagasineur, sinon qu'il y a une élingue à l'enrouleur.
j'ai vu des machins électrique pour abattre et envoyer. sur les yachts des millionnaires qui frappent au quai en face de chez moi, essentiellement.
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trident
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Citation:
Le 2013-12-10 11:38:00, der Corsaire a écrit :

Et tu navigue sur quelle coquille de noix ou dans quel typhon pour gîter par vent arrière???
Euuuh... Euh, qui a parlé de ça? Personne à ma connaissance. Clin d'oeil

Pour qu'on se comprenne concernant les allures, en prenant pour acquis que la proue du voilier représente midi sur une horloge à aiguilles (je précise, parce qu'une montre numérique, hein! Grand sourire) :

1h = Près - et non le pré des champs, hein Der Corsaire belebleb
2h = Bon plein
laissez donc tomber cet idiot de confondant de petit largue là.
3h = Travers
4h = Largue
5h = Grand largue
6h = Vent arrière

Voilà des allures simples et facile à comprendre pour n'importe quel scout-marin débutant. Trop top !

Khouba, tu expliques très bien le phénomène qui se produit lorsqu'on est au vent (de 1h à 3h). Pour terminer l'explication, on ne pourrait pas naviguer à ces allures si la quille n'était pas là (force anti dérive). Voilà pourquoi nos ancêtres ne pouvaient naviguer qu'au portant.

Bien que la gîte soit grisante (je sais je radote Vieil homme ), elle est avant tout un faux sentiment de vitesse. Il y a beaucoup plus rapide que le près. Maintenant, à savoir qu'elle est l'allure la plus rapide... oulà! Grande question que je ne m'aventurai pas à répondre de façon tranchée. Les avis sont partagés :

- Travers
- Entre le travers et le largue
- Largue
- Grand largue (j'ai certains doutes, mais j'ai déjà lu ça).

Pour ma part, je dirais que ça dépend du type de vent (au vent ou au portant).

Au vent, phénomène "aile d'avion", la succion sera la plus forte lorsque le vent est perpendiculaire aux voiles, donc au travers.

Au portant, j'aurais tendance à dire le largue, car ça serait l'allure où il y a le moins de turbulence sur la coque et la quille, si je ne m'abuse et où l'axe du vent est optimum (au portant) sur les deux voiles (avant et GV). L'exemple concret de ce voilier semble conforter mes hypothèses. Cela dit, il y a tellement de facteurs à considérer...

Je plussoie donc en disant que le vent arrière est l'allure la moins rapide... au portant. Car il y a encore plus lent que ça. Devinez quoi! C'est quand on gîte en masse (beaucoup). Eh oui, c'est le fameux près. ^^

L'allure la moins rapide, c'est donc le près! Fou

Dès le grand largue (quand la voile d'avant dévente), on peut monter le spi, donc le grand largue sera toujours plus rapide que le vent arrière... et "accessoirement" plus sécuritaire, nous éloignant ainsi du danger d'empannage involontaire. Remarque, ça ne coûte pas très cher d'installer une contre écoute sur la GV (une retenue de bôme, si vous voulez Clin d'oeil ).

***

Difficile de pouvoir mettre son équipage au rappel sur un voilier dit de navigation de plaisance. ^^ Et puis, à moins d'être 20 scouts, je doute qu'une patrouille puisse faire le contrepoids sur un voilier de 6 tonneaux. belebleb Sur un catamaran de sport, ça, c'est une autre histoire. Sourire

***

Je reviens sur l'alternative à l'enrouleur dès que je retrouve les infos.

***

On vous autorise à rentrer à la voile dans les ports? Pas chez nous, sauf en cas d'urgence, de problème.
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Les très bons rentrent à la voile au port ( le chic du chic), mais c'est une pratique rare et aussi risquée .
Il faut un bateau avec une certaine inertie .

Pour un bateau d'un certain poids (genre sabot) le grand largue sûrement, en plus on peut pécher et fumer sa pipe .
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Rentrer dans les ports à la voile n'est généralement pas interdit en France, sauf certains cas particuliers. En revanche, les manœuvres de port à la voile ne sont tout simplement plus possibles, vu la présence quasi-universelle de pontons.


La différence entre un enrouleur et un emmagasineur, c'est que c'est presque la même chose, sauf que l'enrouleur est prévu pour pouvoir enrouler partiellement la voile, et naviguer avec la voile ainsi réduite, alors que l'emmagasineur est juste un moyen de rangement (la voile est ou toute sortie, ou toute rentrée).
Vous noterez d'ailleurs que les génois sur enrouleur présentent souvent des marques indiquant où on peut arrêter de l'enrouler, pour avoir une voile un peu moins mal foutue que si on arrêtait n'importe où.
Bref, l'enrouleur est bien un système de réduction de voilure, comme les ris.
Ce qui ne veut pas dire que c'est un bon système de réduction de voilure. Il n'est pas optimal, mais il est quand même fait pour ça.

En ce qui concerne les GV sur enrouleur, il y a deux types : enrouleur dans le mât, ou enrouleur dans la bôme. L'enrouleur de mât est une bouse pour bateaux de touristes, qui est complètement incompatible avec les GV lattées. L'enrouleur de bôme est un peu moins pire, mais dans les deux cas, il faut abandonner la possibilité de jouer sur le creux (plus de possibilité de jouer sur la drisse ou sur la bosse d'empointure).


En ce qui concerne les allures les plus rapides, il n'y a pas de généralités. Tout dépend du vent, du bateau ... et de l'équipage.
D'où l'intérêt des polaires de vitesse, qui permettent de savoir si tel ou tel bateau est plus performant à telle ou telle allure, et à quelle vitesse il peut aller en fonction de celle du vent à cette allure. Si on regarde cet exemple de polaires pris au hasard sur internet :

image redimensionnée

... on voit bien qu'il y a des différences ! Certains bateaux remontent mieux au vent que d'autres, certains sont plus rapides au largue, d'autres au grand largue ... Le même bateau peut avoir de grosses pointes de vitesse par vent fort sous certaines allures, mais beaucoup moins de différences par rapport à d'autres allures si le vent est moins fort.
Bref, ça dépend vraiment du vent et du bateau. Il n'y a pas de généralités ; la seule constante qu'on voit, c'est qu'au près, on n'avance pas !


Trident, merci pour le schéma du barber-hauler Sourire
J'avais bien visualisé le truc, donc, en fait Grand sourire Ce qui m'avait troublé, c'est que 1) pour moi, barber <=> spi, et que 2) pour moi, la contre-écoute, c'est juste l'écoute de l'autre bord, qui ne sert à rien tant qu'on ne vire pas. Si j'ai bien compris, le barber-hauler rajoute un 3° bout sur le point d'écoute du génois ... ça commence à faire ! belebleb Mais on pourrait imaginer d'utiliser, justement, LA contre-écoute comme barber-hauler, avec un rail de chariot d'écoute qui irait jusqu'à la proue ... À se demander pourquoi ça n'a pas encore été fait Euuuh...
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Citation:
Le 2013-12-11 09:14:00, mendu1 a écrit :

Les très bons rentrent à la voile au port ( le chic du chic), mais c'est une pratique rare et aussi risquée .


En France il est aussi interdit en temps normal de rentrer à la voile dans un port, car en effet cela représente de trop grands risques (pour le voilier en lui-même comme pour les autres usagers) : seul les voiliers ne possédant pas de moteur (qu'il soit inboard ou hors-bord) sont donc autorisés à effectuer cette manoeuvre... Ce qui ne concerne donc en général que les petits gabarits.
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Renseignements pris, il semblerait que l'interdiction de rentrer à la voile dépende des ports... (besoin de se renseigner en arrivant dans un port qu'on ne connaît pas)
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Très bien, mais si au moment de rentrer au port ton moteur te lâche...
J'en connais qui attende le dernier moment pour rentrer la voile, et si on s'est entrainer avant , les sueurs froides .
Dans le passé, on devait avoir une godille à bord .Ce n'était pas idiot, et certains vous dirons qu'on peut déplacer un bateau de plusieurs tonnes avec une godille .
La course à la godille..

Il y a la colère des vieux papys qui reprochent que dans les écoles de voile on n’apprend plus l'indispensable .
C'est vrai que dans le passé, la voile était une suite de péripéties permanentes !

c'est bien pour ça que Kersauson dit que les scouts marins sont les meilleurs, et aussi parce qu'ils vont dans des endroits où personne ne va !

ma godille m'a sauvé quelques fois de situations périlleuses bien que je ne sois pas un bon godilleur .
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Akela NDE m'a devancé pour l'explication de l'emmagasineur. Ô bon maître !... vu que je voulais quelques détails supplémentaires, j'attendais l'avis d'un vieux loup de mer. Grand sourire

C'est donc un système qui permet d'enrouler la voile sur elle-même (en fait sur une ralingue anti torsion pour éviter d'endommager la voile). C'est tout ou rien : tout rentré ou tout sorti. Ainsi, la voile possède tous les avantages d'une voile sur mousquetons (ce qui est impossible avec un enrouleur) sans ses inconvénients, c'est à-dire de devoir dépêcher à l'avant un équipier pour la sortir ou la rentrer. C'est vraiment le top du top des machins pour rentrer et sortir une voile d'avant en équipage réduit, tout en pouvant conserver tous les ajustements inimaginables de la voile Sourire .

L'inconvénient principal, et de taille, c'est son prix. On parle facilement de 700€ à 2600€ uniquement pour le mécanisme lui-même. À cela, il faut rajouter la ralingue anti torsion (facilement 450€). Comme il est judicieux d'avoir deux voiles prêtes à sortir, il faut alors doubler le coût. Quoi ?!

Merci pour les polaires vitesses. Un schéma pour tout résumer. Extra !

Désolé pour la terminologie. Quand je parle de contre-écoute, je parle d'un cordage qui effectue la tension contraire de l'écoute. Donc l'écoute hale vers l'arrière la voile d'avant. Je ne vois pas comment on pourrait se servir de l'autre écoute pour haler la voile vers l'avant et pouvoir la récupérer sans problème lors du virement de bord. Euuuh... Oui certes, si on prolongeait son chariot jusqu'à la proue, cela serait faisable, mais ça ferait un rail inutile sauf pour la portion à la proue. Et puis, il faudrait inventer un moyen de déplacer le chariot automatiquement... Et puis ça commencerait à congestionner à l'avant avec les taquets, le puits d'ancre, les sacs de voile ou la soute à voile. Ça demanderait une proue plus large. ^^

Oui, ça fait effectivement 3 cordages de noués au point d'écoute. La plupart des oeillets sont assez gros pour cela. ^^
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Citation:
Le 2013-12-11 22:48:00, trident a écrit :

Ça demanderait une proue plus large. ^^
Comme ça ? Grand sourire

Non, sinon, sérieusement, l'emmagasineur c'est bien en voile légère, ou alors si on a une trinquette à côté ... Sinon, vu que c'est tout ou rien, comment tu fais pour réduire ta toile ? Euuuh...

Et puis sinon, pour être un peu réaliste, chez nous, quand on veut naviguer sur un bateau un peu conséquent, on loue. Et si on loue, sauf extraordinaire, on a un génois sur enrouleur. Donc voilà.
Après, si on peut avoir son bateau à soi, on peut déjà plus réfléchir, mais tout le monde n'a pas les moyens (genre dimanche, un commercial a voulu me refiler un Salona 33, vraiment abordable : seulement 120000 € ... Le prix d'une maison C'est des malades ).

Bon, non mais sinon, sérieusement, vieux loup, oui, mais de mer, vraiment très modestement Clin d'oeil
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Ah oui, un truc aussi large, je n'aurais pas cru que ça existâte. Mort de Rire

L'emmagasineur, c'est en voile d'avant tout court. "Légère" ou pas. Si tu tiens absolument à réduire ta voile d'avant, tu prends un ris dedans. Grand sourire

C'est là tout le problème de l'enrouleur et de la voile qu'on y met généralement dessus. Il s'agit souvent d'un génois arrivant au quart ou au tiers de la bôme de la GV, conçu pour de la jolie brise (Beaufort 4), vraiment pas plus. Une telle voile n'est pas donc conçue physiquement pour recevoir des vents de plus de 15 noeuds. Au-delà, on endommage le tissus et évidemment, on gîte à mort, d'où le réflexe de vouloir enrouler pratiquement à moitié ce génois de ouf, se faisant, on perd les 2/3 du creux et autant de puissance.

Évidemment, sur une location, on fait avec ce qu'il y a sur ledit voilier loué. ^^
Bah un Salona 33, ça semble valoir ce prix-là, non? 120k€ pour une maison, elle doit être en banlieue éloignée. sifflote

Bien que je te considère comme un Vieux-Loup Grand sourire et de mer expérimenté - si si, ne soit pas si modeste Clin d'oeil , je ne faisais pas allusion à toi, mais à mon mentor, qui m'a d'ailleurs répondu à ce sujet. ^^


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